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Le laboratoire Génome et Développement des Plantes de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), dirigé par le professeur Olivier Panaud, a publié le 26 janvier dans la revue scientifique britannique «Nature Communications» un article à résonance mondiale. Ce texte fondé sur l’analyse de 3000 génomes de riz démontre que l’ADN « mobile » au sein du génome participe nettement à la diversification du génome de l’espèce. Cette découverte permettra de comprendre comment les éléments transposables ont pu jouer un rôle dans l’adaptation du riz à la diversité des innombrables agrosystèmes mondiaux où cette céréales est plantée actuellement. Dans une optique alimentaire, il s’agit de mieux exploiter cette diversité pour le développement de futures variétés plus résistantes aux changements environnementaux.

Préserver les ressources rizicoles pour les pays pauvres

L’UPVD, qui a communiqué cette information mercredi 20 mars, nous précise l’enjeu humanitaire lié à cette découverte. Le riz, à raison de 500 millions de tonnes produites annuellement dans le monde, est la « base de l’alimentation de milliards d’êtres humains, souvent parmi les plus pauvres de la planète ». Cette céréale assure la sécurité alimentaire en Asie, Afrique et Amérique du Sud, mais sa forte production dépend du « développement de variétés améliorées aux performances agronomiques élevées ». La dissémination de ces espèces efficaces induit un recul de la diversité génétique du riz, car elles ont « remplacé les variétés traditionnelles ». La progression d’un riz standard est une menace au sein des bouleversements environnementaux, car une moindre diversité génétique rendra difficile « voire impossible » de trouver de nouvelles sources de tolérance aux conditions de cultures extrêmes comme la chaleur, le froid, la sécheresse ou les inondations.

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