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La résorption de la crise issue de la concurrence des fruits espagnols en France a comporté une nouvelle étape décisive, ce mardi. Précédemment, face à l’inquiétude particulièrement ressentie par nombre de producteurs du Roussillon, le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, s’était déplacé à Ille-sur-Têt, le 23 août. Quatre mesures ont été évoquées pour aider les producteurs français : plusieurs millions d’euros d’allègements de charges ou de reports d’intérêts d’emprunts, une intervention du gouvernement auprès des banques, invitées à soutenir la profession, et de la Mutualité Sociale Agricole, ainsi qu’un durcissement des sanctions contre les fraudeurs français aux importations.

Ce mardi, une sortie de crise a été définie dans un communiqué cosigné par le ministre et son homologue espagnole, Rosa Aguilar, réunis à Paris. Ce texte, intitulé « Une nouvelle régulation européenne des marchés de fruits et légumes », prévoit une « assurance revenu » pour les producteurs, en cas de crise. Soumis le 20 septembre au prochain Conseil des ministres européens de l’Agriculture, ce dispositif franco-espagnol prévoit un fonds de mutualisation financière calqué sur les systèmes en vigueur au niveau climatique et sanitaire. En cas de crise grave, comme celle dudit « concombre espagnol« , survenue au printemps dernier, est prévue la mise en place immédiate, financée par l’Union Européenne, « d’actions de communication et de promotion permettant de rassurer le consommateur, d’encourager la consommation de fruits et légumes et d’accompagner la commercialisation des produits ».

M. Le Maire et Mme Aguilar, forcés d’oublier une anicroche récente, quasi-inaperçue en France, prévoient également une « transparence accrue sur les marchés de fruits et légumes », par la mise en place d’un « outil d’information actualisé et réactif », ou encore une « meilleure organisation de la production ». Enfin, la stricte application des normes européenne, autant en France qu’en Espagne, est envisagée, dans le but de « garantir la libre-circulation des marchandises ». A ce stade, dans les Pyrénées-Orientales, les professionnels affectés devraient apprécier cette avancée internationale, dans l’espoir d’une répercussion jusque dans les camions de marchandises en transit sur l’axe autoroutier AP7-A9, qui traverse le Roussillon.

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