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Le feuilleton d’un troisième quai imaginé pour le port de commerce de Port-Vendres semble avoir touché son épilogue. Ce vendredi, le Tribunal Administratif de Montpellier lui a infligé un grand coup d’arrêt, en annulant un arrêté préfectoral du 27 mars 2009, qui validait un projet du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, en lien avec la Chambre de Commerce du territoire. L’audience, qui s’était déroulée le 4 février, devait en toute supposition suivre les recommandations du rapporteur public, chose qui s’avère exacte. Le jugement rendu cette fin de semaine rend donc impossible la construction d’un quai mixte sur le site de la plage des Tamarins, à l’opposé de la zone où est installée la criée de Port-Vendres. Dans ce dossier, qui met en balance l’attractivité générale du port dans sa vocation de zone de transit pour marchandises, environ 160 dockers, dont 60 salariés, sont concernés.

Le Conseil Général, dont la détermination reste indépendante des décisions de justice, devrait s’employer dans les mois prochains à approfondir les études préalables. Car le rapporteur public, Marianne Hardy, pointe du doigt un risque de nuisances sonores et environnementales, propres aux cargos de 170 mètres de long qu’aurait pu accueillir la nouvelle infrastructure. L’ancien président de l’institution départementale, Christian Bourquin, précisait ce dimanche, par communiqué, « Rien ne nous arrêtera, seul le temps sera à peine plus long à cause de bisbilles provoquées par des nantis qui n’ont que faire de l’emploi et du développement économique ». Pour sa part, Europe Ecologie-Les Verts a réagi à cette annulation, en indiquant également par communiqué, ce dimanche, « L’argent prévu pour le 3ème quai (13 millions d’euros) devrait largement permettre de mettre en place un programme ambitieux de reconversion pour les dockers et de création d’activités génératrices d’emploi ».

En outre, pour mieux saisir l’état du port dans sa globalité, un éclairage chiffré et argumenté a été fourni lundi par la bouillonnante fédération écologiste Frene 66. Selon elle, le port de pêche de Port-Vendres serait à l’agonie, malgré la communication officielle. La fédération reprend une étude de l’association Port-Vendres-Nature-Environnement, indiquant que « Port-Vendres est à l’avant-dernier rang du classement des criées françaises pour la valeur de ses apports débarqués ».

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