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Au gré d’informations contradictoires, l’incertitude est reine au sujet de l’engagement de l’Etat pour la construction de la Ligne à Grande Vitesse entre Montpellier et Perpignan. Le 27 juillet, la préfecture du Languedoc-Roussillon, au rôle simplement consultatif, livrait un avis favorable, après une insinuation négative exprimée le 11 juillet. A cette date, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac semait l’inquiétude en indiquant que le gouvernement devrait « abandonner certains projets« . Pour faire entendre une voix territoriale, avant une décision ministérielle prévue courant 2013, le président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, est monté au créneau le 20 novembre, lors d’une intervention publique en compagnie de Réseau Ferré de France (RFF). Cette action de lobbying, menée à Lattes, dans le département de l’Hérault, lors d’un comité d’information partagé, a été l’occasion de moduler le projet. M. Bourquin jugeait : « il s’agit de sauver la ligne. Il faut accepter de revoir son calibrage (…) portons un projet finançable ». A ses côtés, Edouard Parant, en charge de la ligne pour le compte de RFF, considérait l’intérêt de concevoir un « projet crédible au vu de la situation économique actuelle ».

Le budget de 6 milliards d’euros envisagé pour cette « Ligne nouvelle » longue de 160 km pourrait ainsi être rogné, par suppression de sa double-affectation entre trains de voyageurs et de marchandises. Cette mixité serait maintenue en Roussillon, exclusivement du Perthus aux environs de Rivesaltes, et, en Languedoc, seulement entre Montpellier et Béziers.

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