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Le taux de chômage des Pyrénées-Orientales stagne entre 14 et 16 % depuis une dizaine d’années, selon les chiffres croisés de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE), et de l’Institut Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). On y relevait 15,7 % de demandeurs d’emploi en décembre 2008, 14,5 % en mars 2013 et même 15,9 % de chômeurs en décembre 2013. Ce record national était alors dissimulé par les institutions, défendant une attractivité territoriale bien plus climatique qu’économique. Depuis, la proportion de sans-emploi en Pays Catalan a connu une certaine décrue, à 14,6% au premier trimestre 2014, puis 14,3 % en mars 2017 et 14,2 % en décembre de la même année, selon les dernières statistiques connues. La crise économique débutée en 2008 a relativement épargné les Pyrénées-Orientales en matière d’emploi.

La Catalogne du Sud, de 19 % à 12 %

Au pire des effets de la crise, la Catalogne du Sud a connu au premier trimestre 2011 un taux de chômage vertigineux de 18,93 %, selon l’Institut de Statistique de Catalogne (Idescat). Mais en avril 2018, à la faveur d’une reconquête solidifiée au sein du marché du travail, ce taux s’abaissait à 12,19 %, dont 14 % dans la province de Girona, qui comprend le périmètre La Jonquera-Figueres-Puigcerdà-Lloret de Mar, et 11,6 % dans la province de Barcelone. Ces données soulignent une situation disparate au Nord et au Sud du massif des Albères, entre une Catalogne française massivement employeuse de fonctionnaires d’Etat ou de collectivités territoriales, stable dans ses difficultés chroniques, et une Catalogne autonome soumise aux vents planétaires et à l’économie productive, en définitive réelle. Les courbes du chômage se sont croisées en 2017, au détriment de Perpignan et de son aire d’influence, soumis à un sous-développement durable.

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