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Le projet de troisième quai du port de commerce de Port-Vendres, mis à l’arrêt le 2 mars par le Tribunal Administratif de Montpellier en raison d’études préalables incomplètes, a été relancé ce mardi par son principal promoteur. Cette réalisation, restée dans les cartons de l’ancien président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, a été évoquée par ce dernier. Selon lui, qui s’exprimait sur son blog personnel, « le temps du 3e quai à Port-Vendres » est arrivé, malgré une opposition croissante. Début novembre, son propre ex-collaborateur Bruno Delmas, candidat à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, critiquait l’investissement de 13 millions d’euros prévus pour le quai. Il pointait du doigt un investissement institutionnel « sans justification (…) sans engagements économiques, sans contrats commerciaux ». Pour M. Bourquin, les voix contraires au projet « passent leurs nuits et leurs jours à détruire, à déballer, à manipuler, à désinformer ».

Le président de la Région Languedoc-Roussillon, farouchement convaincu de l’utilité d’un 3eme quai, juge que son absence « éloigne des contrats économiques », faute de capacité d’accueil suffisante dans le port. En outre, il cite « 600 emplois à préserver », par une activité « réelle et ambitieuse », à laquelle s’ajouteraient « 200 créations d’emplois », notamment liés à la desserte du port, jusqu’aux entreprises du Marché International Saint-Charles de Perpignan. M. Bourquin, très enjoué, n’hésite pas à imaginer un « vaste projet (…) celui d’un département, d’une région, de la France (…) Au même titre que Marseille, Sète et La Nouvelle ». Cependant, en contraste avec cette conviction exprimée pour le Pays Catalan, le même port de Port-Vendres ne figure pas à l’ordre du jour de l’assemblée plénière du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, prévue ce lundi 29 novembre. Celle-ci consacrera cinq points différents aux ports de Sète et Port-La-Nouvelle, au titre de la « stratégie régional des transports et communications ». Seuls les ports du Languedoc sont ainsi assumés comme prioritaires par l’institution régionale, par une approche « intermodalité marchandises » évoquée ce lundi, tandis que le port de Port-Vendres, aux résultats en dents de scie, reste désespérément « déclassé ». Face à son déclin, la mairie de Port-Vendres et une partie des acteurs économiques des Pyrénées-Orientales en ont quasiment fait le deuil ces derniers mois.

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