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Le festival Les Estivales, dont la 22ème édition s’est déroulée tout au long du mois de juillet à Perpignan, à travers 70 spectacles, affiche cette année un bilan mitigé. Au-delà de l’euphorie d’instants artistiques précieux, la direction de l’évenement annuel, qui annonce la présence d’un public « toujours aussi nombreux » , avoue à mots couverts, sous le parapluie d’une situation de crise « constatée globalement en France », que les spectateurs ont préféré, compte-tenu d’un prix moyen du billet à 24 euros, vers les spectacles de Julien Clerc et du ténor Roberto Alagna ainsi que de la compagnie María Pagés, tandis que ses soirées novatrices, en musique classique et en danse, ont simplement connu un « très bon niveau de remplissage ». En revanche, Les Estivales déplorent des « difficultés » à remplir le Cloître Saint-Jean/Campo Santo de Perpignan, tandis que la programmation des « Scènes ouvertes », à un tarif moyen de 5 euros, s’avère un succès. Désireuse de « trouver le public de demain », l’équipe d’organisation constate ainsi, après plusieurs années d’insouciance, la cruauté d’une époque désargentée, à laquelle ne profite pas une manne touristique peu adaptée.

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