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A une date raisonnablement inconnue, le TGV situera Toulouse à seulement 3 heures de Paris, par Bordeaux, et à 1h45 de Marseille, ou Barcelone via Perpignan, mais pour l’instant il faut compter au mieux 5h22 pour parcourir en train le voyage Toulouse-Matabiau à Paris-Montparnasse, et 4h54 pour rejoindre Barcelone-Sants. Pour relier les capitales de Midi-Pyrénées et de Catalogne, la SNCF propose même par défaut, dans sa consultation d’horaires sur Internet, des trajets via Brive ou Limoges, en plus de 14 heures. La ville rose, qui constitue pourtant avec Lille, Lyon, Marseille, Paris et Rennes, le club très restreint des villes françaises dotées d’un métro, sera la dernière des 6 à ne pas être positionnée sur une Ligne à Grande Vitesse (LGV) lorsque la connexion de Rennes, prévue pour 2015, aura été réalisée. La même année pourrait être lancée l’enquête publique concernant la ligne Toulouse-Narbonne, alors que la ligne Bordeaux-Toulouse ne devrait être opérationnelle qu’en 2017, voire 2020.

Pour sa part, l’extrême Sud du Languedoc méditerranéen, consacré par le département de l’Aude, fait front commun, à l’image d’une réunion du 15 janvier, chapotée par son Conseil Général, entre Jacques Bascou, Président du Grand Narbonne Communauté d’Agglomération et député-maire de Narbonne, Jean-Claude Pérez, député-maire de Carcassonne, Alain Tarlier, Vice-président du Conseil Général et président de la Communauté d’agglomération du Carcassonnais, et André Viola, maire de la commune de Bram et vice-Président de l’assemblée audoise. L’arrivée du TGV à Carcassonne, ville deux fois classée au patrimoine mondial de l’Unesco, suscite de nombreuses expectatives, alors que sur les bords du canal de la Robine, on souhaiterait recréer, 8 kilomètres à l’Est de Narbonne, sur le périmètre de Montredon-des-Corbières, une gare à la croisée des futures lignes Perpignan-Montpellier et Toulouse-Montplellier. Ce nouveau site conforterait le Narbonnais dans son rôle naturel de carrefour du Sud. Dans ces perspectives, faute d’aéroport remotivé, Perpignan peut espérer son désenclavement intégral par la voie terrestre, au mieux en 2025, au pire en 2030.

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