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Pour absorber elle-même sa dette, la Catalogne ambitionne, par la voix de la coalition politique au pouvoir, Convergence et Union (CiU), de mettre en place un régime de “pacte fiscal” fondé sur la collecte intégrale de l’impôt. Mercredi 25 juillet, une étape importante de ce projet a été franchie avec l’approbation de ce principe par le parti Initiative pour la Catalogne, écologiste de gauche, et la Gauche Républicaine de Catalogne, indépendantiste. Le Parti Socialiste de Catalogne (PSC) a également soutenu ce principe, tout en s’opposant à la fondation d’une agence tributaire, correspondant à un fisc catalan. En revanche, une opposition sans nuances a été exprimée par le très droitier Partido Popular, Ciutadans (Citoyens), équivalent de la sphère chevènementiste française, et Solidarité Catalane pour l’Indépendance.

A. Mas pense atteindre un « déficit zéro »

Sur cette base majoritaire au sein de l’hémicycle de Barcelone, le président du gouvernement catalan, Artur Mas, prévoit de rendre visite à la présidence du gouvernement espagnol, au Palais de la Moncloa de Madrid. Un accord sera ainsi recherché, avec mandat du Parlement catalan, mais, alors que la dette espagnole et la dette catalane sont au centre des attentions européennes, M. Mas, présent au Parlement de Catalogne, a dû contrer les adversités en indiquant que l’exclusion de la Catalogne du régime fiscal espagnol, qui induit de posséder « la clé de la caisse » n’est pas anticonstitutionnelle, “comme certaine veulent le faire croire”. Il a surtout tenu à manifester que “la moitié du pacte fiscal permettrait à la Catalogne d’atteindre le déficit zéro”. Au 25 juillet, la dette catalane, la plus haute parmi les 17 communautés autonomes espagnoles, s’élevait à 42 milliards d’euros, volume à placer dans le contexte de production, en Catalogne, de 20 % du PIB espagnol.

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