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Largement engagée, la révolution commerciale née de l’univers digital enclanche sa phase déterminante, qui ringardise les super et hyper-marchés, ces modèles de consommation qui paraissaient modernes il y a 50 ans. C’est à moins d’une heure de Perpignan, à Vilamalla, aux abords de Figueres, qu’Amazon a révélé, ce jeudi 25 mars, la création d’un site logistique inséré dans le périmètre de Logis Empordà. Cet espace stratégique doit devenir une plaque tournante du distributeur en Catalogne, en Espagne et dans le Sud de la France.

Cette avancée répond au refus d’une partie de l’opinion publique du Pays Catalan d’une implantation d’Amazon à Rivesaltes, selon une xénophobie économique. En effet, l’implantation des Weldom, Lidl, Point P, Intermarché, Carrefour, Marie Blachère et autres Sport 2000 et Feu Vert, bien français, ne suscite aucune mobilisation, malgré des dommages au tissu commercial et artisanal du territoire.

Le groupe britannique Logistics Capital Partners (LCP) est particulièrement engagé dans l’opération d’installation d’Amazon à Vilamalla, réalisée sur un terrain appartenant à l’entreprise publique CIMALSA, rattachée au gouvernement catalan. Logis Empordà, dont la vocation transfrontalière est sans équivoque, concurrence déjà le projet d’Amazon à Rivesaltes, par crainte de remontrances éthiques dont l’Hexagone s’est fait la spécialité tout en détruisant la vie sociale par l’installation de plusieurs supermarchés en périphérie de toutes les sous-préfectures, de Céret à Valenciennes.

Amazon a annoncé ce 25 mars sa volonté d’ouvrir à Vilamalla (85 000 m2), mais aussi à Mollet del Vallès (70 000 2), dans l’aire urbaine d Barcelone. Au final, la Catalogne du Sud comptera 10 sites Amazon, soit un réseau parmi les plus dense de toute l’Union européenne, tout en restant un territoire homogène, à forte cohésion sociale, car les intermédiaires constitués par les super et hypermarchés y sont limités par la loi catalane du 29 décembre 2000, relative aux équipements commerciaux.

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