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La ville de Béziers a accueilli le 19 avril le 6e Sommet des villes pour la grande vitesse, dont le comité rassemble 12 villes du Sud de la France et de Catalogne du Sud, de Nîmes à Tarragona. Une déclaration commune signée par les maires présents, avant sa transmission à l’Etat Français, à l’Etat espagnol et à la Commission européenne, démontre une grande « union sacrée » du Languedoc-Roussillon et de la Catalogne, comme l’indiquait le maire biterrois Raymond Couderc. Le lobby réuni réclame le financement de la Ligne à Grande Vitesse Perpignan-Montpellier, sur laquelle le ministre des Transports se prononcera courant juillet. L’avis général était celui d’un espoir, manifesté par Jacques Bascou, maire de Narbonne, Carles Puigdemont, maire de Girona et Marta Felip, mairesse de Figueres, moins prononcé chez le maire de Barcelone, Xavier Trias. Encore moins exalté, le président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, Jean-Paul Alduy, a manifesté « je suis inquiet » et évoqué la compétition interne à la France, au constat que nouveaux projets de lignes, formulés plus tard, ont été validé. Il était rejoint sur ce pressentiment négatif par la mairesse de Montpellier, Hélène Mandroux.

Perpignan-Barcelone, « avant l’été » ou « à l’automne », selon la SNCF

Cet événement a également permis de connaître le calendrier envisagé, selon la France, pour la liaison « Paris-Barcelone », qui concerne Perpignan. Le représentant de la Direction de la stratégie ferroviaire de la SNCF, François Quétin, indiquait la prévision d’ouvrir la ligne « avant l’été », mais sans certitude, avant de préciser qu’un éventuel report conduirait à envisager le « courant de l’automne ». A ce sujet, la déclaration commune comporte une sévère mention où elle déplore qu’avec « trente ans de retard, le fonctionnement et l’exploitation complète de la section frontalière de la nouvelle ligne à écartement standard entre l’Espagne et la France ne soient pas encore une réalité ».

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