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Le projet de « lycée d’Argelès », voulu par Georges Frêche mais refusé par l’Etat sur fond de luttes partisanes, fait l’objet, ce vendredi soir, d’une réunion publique à la mairie de la ville. L’association Lycée Emile Combes » (ALEC), composée de membres des associations de parents d’élèves FCPE, PEEP et UNAAPE et de plusieurs centaines de citoyens, soutient cet établissement, dont la région Languedoc-Roussillon a confirmé le financement, fin janvier, à hauteur de 50 millions d’euros. Les militants ont un slogan, « Un lycée en 2012, avec ou sans profs », mais ces derniers étant à la charge du ministère de l’Education nationale, cette étrange configuration rappelle très exactement la position de M. Frêche envers le PS parisien : en dépit du refus central, l’homme fort du Languedoc-Roussillon maîtrise la situation territoriale, ou le prétend. Ce lycée, prévu pour servir 1200 élèves des secteurs de la Côte vermeille, des Albères et du canton d’Elne, est « prévu » sur un terrain de 7 hectares offert par la ville d’Argelès, à majorité PS. Alors que la région en a imposé le nom, « Emile Combes », repris sans broncher par l’association, l’organisation du rassemblement de ce vendredi prend des allures d’acte de campagne PS, à l’approche d’élections régionales très particulières pour le parti.

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