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Le tunnel du TGV sous la ville de Girona, qui constitue le dernier gros obstacle à vaincre avant de voir se profiler la ligne Perpignan-Barcelone, occasionne de bonnes nouvelles en termes de calendrier. L’amélioration des procédés techniques utilisés par le tunnelier Gerunda, et l’excellent rythme de travail observé ces dernières semaines, permettent désormais d’envisager un creusement abouti plus tôt que prévu. Le secteur final de Fontajau, proche du palais des sports, au Nord-Ouest de la ville, pourrait ainsi vivre l’aboutissement de la percée du puissant appareil dès cet automne, après un premier arrêt imposé, à la fin de ce mois de février, sous le Parc de la Devesa, et ses 3000 platanes vieux de plusieurs siècles. L’étape précédente, qui s’est déroulée d’avril à septembre 2010 au départ du polygone industriel du Mas Xirgu, au Sud, a donné lieu à un premier tunnel de 1,3 km, qui débouche sous la Place de l’Europe, près du centre-ville et du Parc Central. Ce secteur accueillera la gare intermodale de Girona, établie sur 3 niveaux et dotée d’un centre commercial, à l’issue de travaux qui occasionnent de désagréables vibrations, en particulier la nuit.

La pause marquée par le tunnelier dans les prochains jours permettra de réviser intégralement une machinerie qui tourne désormais à plein régime, 24 heures sur 24, pour tenir les délais. Un changement géologique, identifié dans le sous-sol à ce point précis de passage sous la ville, rend cette étape indispensable. Courant mars, l’appareil, dont le passage exige la construction de monstrueuses parois de soutènement, reprendra son chemin, avant un nouvel arrêt technique de plusieurs semaines. Enfin, début mai débutera une ultime étape souterraine, pour ce second tunnel long de 1,6 km, sous le quartier de la Devesa, son parc, et le fleuve El Ter, jusqu’au secteur final de Fontajau.

Parmi les versions les plus optimistes sur le délai de réalisation de cette étape cruciale, issues de la société d’Etat espagnole ADIF, chargée du creusement, le mois d’octobre prochain serait celui du « bout du tunnel ». Le point de jonction avec les autres tunnels,de conception moins complexe, actuellement finalisés au Nord, dans les communes de Sarrià et Sant Julià de Ramis, prendrait alors son sens. Les travaux préparatoires à la Ligne à Grande Vitesse sous la ville de Girona ont débuté à l’automne 2008, en vue d’une livraison régulièrement confirmée par le ministère de l’Equipement espagnol pour la fin 2012. Le coût global atteint 278 millions d’euros.

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