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La fédération ATMO, qui rassemble les associations de surveillance de la qualité de l’air, révèle la présence de pesticides dans l’air ambiant. Pour les Pyrénées-Orientales, ce niveau de contamination dû aux produits utilisés dans certaines branches de l’agriculture reste modéré. Le dernier rapport de l’ATMO, en lien avec l’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique, évalue la conséquence de l’usage des pesticides touchant la vigne, les vergers et les cultures céréalières. Les deux premières catégories, significatives en Pays Catalan, ont justifié en 2019 la sollicitation de 9,2 kilos de pesticides par hectares de Surface Agricole Utile (SAU). Cette quantité est supérieure à celle du département de l’Aude, estimée à 6,5 kg, contre 8,8 kg dans l’Hérault, 10,3 kg dans le Gard, mais à peine 0,5 kg dans l’Ariège.

La vigne est moins concernée

Le recours aux pesticides et les substances actives qu’ils contiennent sont différents selon les départements, en raison de cultures majoritaires variables. En Roussillon, en Fenouillèdes, Vallespir et Conflent, la vigne et les cultures de pêchers et d’abricotiers constituent l’essentiel des surfaces concernées, mais c’est l’agriculture arboricole qui génère le plus de conséquences sur la qualité de l’air. Si l’air ambiant contient une quantité croissante de pesticides, selon l’ATMO, les vergers des Pyrénées-Orientales sont cependant plus vertueux en matière de pollution aux pesticides que leurs voisins de l’Aude. Leur traitement suscite bien des concentrations de molécules, mais elles sont moindres.

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