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Avec un léger retard sur la Renfe, son homologue espagnole qui chiffrait dès Noël l’évidente préférence des usagers du TGV Barcelone-Paris pour la capitale de la France, la SNCF a communiqué ce 21 janvier sur la fréquentation globale de cette ligne, inaugurée le 15 décembre 2013. Ce sont ainsi 80.000 billets qui ont été vendus, dans les deux sens de circulation, depuis le 28 novembre, jour de la commercialisation des premiers billets. La mise en service réelle a contribué à attirer les voyageurs, qui ont consommé 50.000 billets, ajoutés au 30.000, achetés dès le début de la vente. Pour l’ensemble de l’année 2014, la SNCF vise 1 million de voyageurs sur cette ligne, dont les horaires restent incommodes depuis Perpignan. En guise d’amélioration, le mois d’avril devrait comporter l’ajout de nouvelles fréquences au départ de la capitale du Roussillon, vers la capitale catalane, mais la problématique tarifaire constitue l’une des entraves à l’essor général. A ce manque de compétitivité s’ajoute la question de la grande vitesse, telle que décrite par la communication officielle de la SNCF et la Renfe, contredite par une moyenne de 136 km/h déployée par le TGV Perpignan-Barcelone, compte tenu d’arrêts en gares de Figueres et Girona, mais surtout d’un déficit électrique, qui doit être résorbé en 2015 par la mise en service de la Ligne à Très Haute Tension franco-espagnole. A titre comparatif, le TGV Paris-Barcelone, à la présentation tout aussi abusive compte tenu de l’absence de grande vitesse entre Nîmes et Perpignan, profite d’une vitesse moyenne de 168 km/h.

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