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La Clau
3ème quai de Port-Vendres: le Conseil Général des Pyrénées-Orientales ira jusqu’au bout
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Véritable serpent de mer, le projet d’un éventuel troisième quai construit pour élargir l’offre du port de commerce de Port-Vendres, rencontre une sérieuse menace. Ce cheval de bataille de l’ancien président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, fera l’objet autour du 20 février d’un choix définitif du Tribunal Administratif de Montpellier, suite à une décision du rapporteur public, Mme Hardy, communiquée ce vendredi. Selon elle, l’étude d’impact relative à un nouveau quai, aménagé au ras de l’actuelle plage des tamarins et de l’Hôtel du même nom, désaffecté depuis 2001, est insuffisante. Sont visées en particulier de possibles nuisances sonores et environnementales envers les riverains et les espaces naturels. Ces effets secondaires propres à toute zone portuaire seraient produits par le transit de cargos imposants, jusqu’à 170 mètres de longueur, chargeant et déchargeants des centaines de conteneurs. A une époque où l’écologie et le confort de vie prévalent souvent sur les nécessités économiques, l’argumentaire défendu par les associations Port-Vendres Nature Enrivonnement, Port-Vendres aux Port-Vendrais et Frene 66, a donc fait mouche auprès du rapporteur. Dans une grande probabilité, celui-ci devait être suivi par les trois juges du Tribunal Administratif.

Le port de commerce de Port-Vendres, par lequel 310.178 tonnes de marchandises ont transité en 2010, présente désormais des signes d’amélioration. Convaincu de son avenir, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, son principal défenseur en alliance avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du territoire, est montré au créneau dans un communiqué, ce même vendredi, dans la soirée, en se déclarant « plus que jamais déterminé ». Le cabinet de sa présidente, Hermeline Malherbe, rappelant les propos de l’avocat de l’institution, pour lequel « l’utilité publique du projet n’est pas contestée », a revendiqué « 45 millions d’euros de chiffre d’affaire par an et 610 emplois » liés au quai. L’argumentaire s’est aussi appuyé sur une volonté d’action « aux côtés de la Région Languedoc-Roussillon », malgré les limites fixées dès le début du premier mandat de son ancien président, Georges Frêche. Dès 2004, l’exécutif régional a en effet positionné le port de La Nouvelle dans la cour des grands, en jonction avec celui de Sète, par l’intermédiaires de subventions massives, prolongées jusqu’à cette année 2011. Livré à lui-même, le port de Port-Vendres a ainsi progressivement gagné une forme de marginalité, avec pour seule perspective celle de progresser dans la cour des petits. Faute de visées européenne, son isolement s’est renforcé entre le Languedoc et la Catalogne du Sud, avec laquelle aucun partenariat commercial décisif n’a été signé.

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