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Le nombre d’étudiants inscrits à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) à l’occasion de la rentrée universitaire atteint les 9.600, pour 9.500 lors de l’année 2011-2012. Ces chiffres fournis par son administration ne correspondent pas encore au voeu émis par son Président, Fabrice Lorente, partisan d’une réduction progressive à 8000 étudiants. Ils démontrent cependant une dynamique en volume, grâce à une réputation internationale principalement centrée sur la francophonie. Pour l’exercice en cours, le campus du Roussillon accueille ainsi 2500 étudiants étrangers, correspondant à 28 %, cet ensemble représentant 107 nationalités. Le développement international inscrit dans la stratégie de l’UPVD est soutenu par plusieurs conventions signées avec différents pays d’Afrique et d’Europe de l’Est, mais aussi avec la Chine et le Brésil. Cependant, au delà d’une Tour de Babel et d’une injection de jeunesse salutaires pour la ville de Perpignan, les bénéfices pour le prestige de l’établissement et le territoire environnant sont difficiles à mesurer. En effet, ce mouvement, guidé en partenariat avec la préfecture des Pyrénées-Orientales, ne repose pas nécessairement sur un captage de savoirs et de méthodes extérieures, pour une réelle transformation de l’Université elle-même, mais davantage sur une francisation des éléments extérieurs. Mais son Centre Universitaire d’Etudes Françaises, qui forme à la langue française 300 étudiants de 54 nationalités différentes, chaque année, constitue une force. Compte tenu de la place des Pyrénées-Orientales dans l’espace francophone, cette structure permet également la formation continue des professeurs de français à l’étranger.

Le Président de l’UPVD revendique un manque de 400 postes

Pour 2012-2013, l’Université de Perpignan affiche un taux d’étudiants boursiers de 33 % et la pleine réussite de son cursus en énergies renouvelables, filière d’excellence qui accueille 550 étudiants, presque exclusivement français. Avec 18 laboratoires et des spécialités en océanologie, en sciences fondamentales ainsi qu’en écologie et biologie en environnement marin, l’UPVD dispose d’un personnel de 915 éléments, partagé à égalité entre enseignants-chercheurs titulaires et agents administratifs. Ces ressources humaines représentent globalement « un déficit d’environ 400 postes », selon Fabrice Lorente.

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