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Visa pour l’Image 2020, avec Google pour partenaire, sera à suivre sur Internet
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La 32e édition du festival Visa pour l’image de Perpignan, du 29 août au 13 septembre, sera présentée en format réduit, mais avec Google pour nouveau partenaire financier et une subvention exceptionnelle de 120 000 euros fournie par le ministère de la Culture.
Cette mouture post-Covid 19 sera davantage digitale et féminine, selon l’annonce effectuée ce vendredi 12 juin par sa société organisatrice, 2e Bureau. Le grand forum du photojournalisme accueillera une vingtaine d’expositions, contre 28 au maximum, assorties d’une programmation à suivre sur Internet. Le Palais des Congrès sera fermé aux visiteurs, tandis que les projections du soir au Cloître-cimetière Saint-Jean, ou Campo Santo, seront diffusées sur le site du festival.

De l’Irak à Cuba, de l’Arménie aux USA

Une place majeure est réservée cette année aux femmes, au travers de la Hollandaise Sanne Derks, qui abordera l’approvisionnement en eau à Cuba, et la Française Emilienne Malfatto, qui évoquera les émeutes en Irak. L’environnement aura la part belle grâce à une exposition sur les déchets plastiques, par l’Américain James Whitlow Delano, la pollution découlant de l’industrie pétrochimique en Italie, par la Russe Elena Chernyshova, et la déforestation de l’Amazonie, par le Brésilien Victor Moriyama.

L’ombre de l’extrême droite sur un festival de référence

« Visa, c’est le temple de la liberté d’expression et, dans des conjectures tragiques, la mission des photojournalistes est encore plus cruciale », a estimé lors d’un point presse, ce même vendredi, le président du festival, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture sous Jacques Chirac. Ses mots font allusion à l’éventuelle victoire de Louis Aliot, candidat au Rassemblement national (RN) aux municipales de Perpignan. Jean-François Leroy, directeur de Visa pour l’Image, qui ne vote pas à Perpignan, a opiné : « Je ne vais pas interférer dans les choix des Perpignanais ».