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La Clau
« Violettes impériales », nouvelle oeuvre de Dalí au musée de Figueres
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Le Musée Salvador Dalí de Figueres célèbre toute nouvelle arrivée d’oeuvre comme un événement, compte tenu d’une cote mondiale en progression constante. Ce lundi 12 janvier, sa direction a présenté « Violettes impériales », sa dernière acquisitio. Le génie surréaliste a accompli cette huile sur toile à 34 ans, en 1938, dans le tumulte européen, pendant la Guerre d’Espagne. La Seconde Guerre mondiale se profilait et le couple Dalí voyageait entre ses résidences de Portlligat et Paris. Son errance de luxe le guidait en Italie vers le poète britannique Edward James, auprès de Sigmund Freud exilé à Londres et chez Coco Chanel à Roquebrune-Saint-Martin, dans le département du Var. « Violettes impériales », peint dans ces résidences temporaires, porte le climat incertain de la période.

Le téléphone, source d’incommunication

Sur ce tableau sombre et lugubre, Dalí intègre un combiné téléphonique d’époque, symbole des Accords de Munich, signés la même année par Hitler, Daladier, Mussolini et Chamberlain. Cette inclusion technologique peut souligner l’impossibilité, pour l’Espagne d’alors, d’entrer en communication avec l’Europe. Le paysage de la région de l’Empordà jouxtant la Côte Vermeille semble sans espoir, avec son mas, son squelette de barque et un adulte tirant un enfant vers une ombre noire. Le surréalisme est renforcé par les sardines placées à côté du combiné. Cette oeuvre, achetée auprès d’un collectionneur anonyme, s’intègre dans la politique d’acquisitions lancée en 1991 par le Musée Dalí de Figueres, qui consacre ses bénéfices à l’enrichissement de son fonds. En 24 ans, 300 pièces, dont 12 surréalistes, ont rejoint la ville, qui abrite désormais la principale anthologie dalinienne du monde.

La fréquentation baisse de 2,7 % en 2014

Le 8 janvier, le Théâtre-Musée Dalí de Figueres a communiqué son bilan 2014, qui concerne également le château de Púbol et la résidence du maître, à Cadaqués. La fréquentation de ce triangle dalinien s’élève à 1.535 million de visiteurs, dont 1,297 à Figueres, qui recule de 2,71% par rapport à 2013. Cadaqués s’est replié de 12,3% et Púbol de 16,8%. Au total, l’année dernière s’est conclue par une baisse globale de 2,9%, après une année 2013 signalé comme celle de tous les records.

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