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A l’occasion de la saison estivale, le groupe de réflexion Opencat, fondé en 2010 à Perpignan, communique son avis sur les stratégies commerciales développées sur l’axe Perpignan-Figueres. Pour son président, Vincent Dumas, le 1er juillet 2012 a constitué une date « excellente pour l’économie de la ville de Figueres mais dommageable pour Perpignan ». La raison qui fonde ce contraste est, selon ce Perpignanais de 37 ans, l’autorisation, depuis cette date, de l’ouverture de tous les commerces de la ville de Dalí, les dimanches et jours fériés, de 7h à 21h, jusqu’au 31 décembre. Ce principe fonctionnera pour les prochaines années de la fin mars au 31 décembre, est brandi comme une « décision historique » par le maire de Figueres, Santi Vila, qui annonce l’intérêt nouveau manifesté par certaines enseignes, dont Zara hommes et Kiddy’s Class, pour une installation à Figueres. Mais un élément supplémentaire concerne les Pyrénées-Orientales : l’association “Comerç Figueres” affirme fermement son souhait de s’afficher en Roussillon, à compter de fin août prochain, pour faire connaître son accueil dominical.

La « naïveté d’un espace transfrontalier cosmétique »

Au nom d’Opencat, Vincent Dumas avertit : « Quand la crise sud-catalane suscite des stratégies nouvelles au détriment des Pyrénées-Orientales, la concurrence transfrontalière est une évidence ». De son point de vue, « une offensive est indispensable, pour un espace transfrontalier positif, le romantisme catalaniste d’une fraternité nord-sud étant fruit de l’imagination ». Sur cette lancée, ce dynamisateur d’idées considère que « les actes économiques tiennent lieu d’aveu » et que « la dynamique du Sud augure un déclin du commerce du Roussillon en l’absence de réciproque, sous forme de publicité commerciale en Catalogne du Sud ». Il s’agirait, selon lui, de remplacer la « naïveté d’un espace transfrontalier cosmétique » par une appréhension réelle, pour une coopération féconde ».