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Autant la figure et le parcours du sculpteur Aristide Maillol sont solidement installés dans l’histoire de l’art, autant Etienne Terrus reste un célèbre inconnu. Cet autre artiste catalan, né à Elne en 1857, mort dans la même ville en 1922, était ami de Maillol et de Matisse, mais encore de Derain et de Manguin. Préférant le rythme de vie du Roussillon aux ébullitions parisiennes, il a payé le prix de la marginalité et esquivé la reconnaissance, Paris étant alors la capitale du goût. Les toiles et aquarelles d’Etienne Terrus, élève du peintre académique Alexandre Cabanel, épousent les tendances de sa ligne de vie, selon une écriture propre. Il évitera toujours le plagia, travaillera sur la couleur et la lumière et jugulera le violet, l’ocre et le vert.

Financement participatif

Tantôt influencé par les impressionnistes et le mouvement nabi, parfois identifié comme inventeur d’un pré-fauvisme, mais avant tout lui-même, Terrus demande à renaître. Vers 2022, année du centenaire de sa disparition, la mairie d’Elne active le rapatriement d’oeuvres de l’artiste vers le musée qui porte son nom. Ce lieu inauguré en 1994 a reçu «Paysage aux rochers mauves», le 9 décembre. Cette composition de pastel et de gouache intègre les collections via un prêt de particulier, sous convention de dépôt. Sur cette lancée, les collectionneurs privés et marchands d’art sont invités étoffer le fonds Terrus du musée. Ce plan d’acquisitions est soumis à l’expertise des associations des Amis du Musée Terrus et des Amis d’Illibéris. Une vingtaine d’oeuvres déjà rassemblées est à acquérir, moyennant un financement participatif, accessible jusqu’en décembre 2016. L’objectif est de cesser l’éparpillement d’une oeuvre singulière et d’éviter l’oubli.

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