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Le gisement archéologique d’Elne, exploré avec perspicacité depuis le XXe siècle, n’a pas encore livré tout son potentiel. Après l’identification des vestiges de la cathédrale primitive de la cité, monument du VIe siècle attestant de la présence précoce de la chrétienté dans la ville, c’est une tour qui est dévoilée. Cet élément situé sur le rempart qui surplombe le Camí Ral (ancienne route nationale), près de la cathédrale antique, date de la fin du XIIIe siècle ou du XIVe siècle. Doté de trois archères permettant les tirs plongeants, à l’arc ou à l’arbalète, il rappelle que la défense de la ville constituait naguère un véritable enjeu de sécurité. La municipalité d’Elne envisage de rendre visitable ce joyau patrimonial.

La découverte de cette tour de défense est l’oeuvre d’une équipe d’archéologues du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, dirigée par Olivier Passarius, avec la supervision de Sébastien Berhault, architecte du patrimoine, missionné par la Ville d’Elne. La tour, évidée, a révélé ses meurtrières et son sol en terre battue. Plusieurs vases et de nombreux objets du quotidien, un moule de monnaie de nécessité et un sceau du XIVe siècle, appartenant au Chanoine Pierre-André de Tura, ont été découverts, enfouis parmi les remblais.

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