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Plus de trois ans après sa disparition, le chanteur Jordi Barre s’inscrit durablement dans le patrimoine culturel du Pays Catalan. Parmi les signes de mémoire vivace, une exposition intitulée «Jordi Barre l’enchanteur» sera inaugurée mercredi 6 mai à la médiathèque de Rivesaltes. Cette réalisation de la maison d’édition Balzac Editeur comporte des photographies et des documents qui témoignent de la vie artistique, intense et exceptionnelle, de l’artiste qui était né en 1920 à Argelès, pas encore « sur mer ». Mais en parallèle, sa carrière posthume devient évidente sur les plate-formes musicales Spotify et Deezer, où ses titres «Els hi fotrem», «Rellotge callat» et d’autres, du plus populaire au plus introspectif, s’adressent aux jeunes générations en format dématérialisé. Pareillement, la page Facebook de l’immortel est parfaitement vivante, et une formation musicale dénommée «Cantem Jordi» (chantons Jordi) perpétue ses meilleures chansons, sur l’initiative des musiciens Michel Cazenove, Hervé Capdevilla et Bernard Fourès. Les noms de rues, établissements scolaires et lieux de référence portant le nom «Jordi Barre» se multiplient, jusqu’à l’inclure dans l’ADN culturel du territoire. La consécration est soulignée par la présence des disques vinyles et CD de l’artiste dans les innombrables vide-greniers organisés au fil de l’année en Pays Catalan.

« Llibertat condicional » (Joan Cayrol / Jordi Barre)

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