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La nouvelle édition du festival de photojournalisme Visa pour l’Image se déroule à Perpignan du 27 août au 11 septembre. Retrouvez ici l’intégralité du programme de sa vingtaine d’expositions, dont l’aperçu individuel est accessible sur les documents PDF attachés aux titres.

Niels Ackermann, « L’Ange blanc »
« En avril 2016, le monde a commémoré les trente ans de la catastrophe de Tchernobyl. Plutôt
que de revenir une nouvelle fois sur les conséquences de cet accident, j’ai choisi de me tourner vers l’avenir en photographiant durant trois ans la jeunesse de Slavoutytch : la ville la plus jeune d’Ukraine, née de cette catastrophe ».

Claire Allard, « Les hommes de l’ombre »
« Entre une administration qui s’efforce, à grand renfort de commissions d’enquête, de rationaliser un domaine dont les frontières sont floues et l’exigence d’un métier en constante évolution réclamant beaucoup d’investissement personnel, les techniciens du spectacle tentent tant bien que mal de s’en sortir dans une société qui les perçoit souvent comme de grands enfants capricieux et trop gâtés ».

Juan Arredondo, « La génération du conflit : les enfants soldats en Colombie »
« Ces deux dernières années, j’ai rencontré et photographié des enfants soldats en Colombie, certains démobilisés, d’autres toujours embrigadés. Dans l’indifférence générale, c’est la vie de près de 6 000 jeunes recrutés par des groupes armés illégaux qui est ravagée. Une situation explosive ».

Peter Bauza, « Copacabana Palace, Brésil »
« Ici, c’est le paradis, l’enfer, la folie et la passion.» C’est ainsi que les paroles de la Sinfonía do Rio de Janeiro de São Sebastião de Francis Hime décrivent l’âme et la diversité de Rio ».

Yannis Behrakis, « Les chemins de l’espoir »
« Ils se sont cachés dans des camions ou entassés dans des bateaux, ils ont couru et couru encore, passant points de contrôle, barrages, rivières, collines. C’est pour trouver la sécurité qu’ils ont quitté leur pays: Bosnie, Somalie, Albanie, Irak, Croatie, Libye, Tchétchénie, Kosovo, Syrie et ailleurs ».

Valerio Bispuri « Paco, une histoire de drogue »
« Le paco a fait son apparition en Argentine alors que le pays était plongé dans une dépression économique. Cette drogue du pauvre – une dose coûte aujourd’hui moins de 50 centimes d’euro – a fait des ravages dans les bidonvilles de Buenos Aires. Le paco se fume comme du crack et serait 50 fois plus puissant que la cocaïne. L’effet est immédiat mais éphémère, à peine 20 secondes. Les consommateurs deviennent rapidement dépendants, bien plus qu’avec l’héroïne ou le crack ».

Felipe Dana, « Le virus zika »
« Le virus Zika a été détecté pour la première fois en Afrique puis isolé en 1947. En 2015, le Brésil a fait état de plusieurs cas de contamination et le virus s’est rapidement propagé au reste du continent américain. Au Brésil, le Nordeste a été durement touché car c’est une région pauvre au climat tropical infestée par le moustique Aedes aegypti qui transmet le virus à l’homme ».

Marie Dorigny, « Displaced, femmes en exil »
« Au mois de décembre 2015, lorsque Marie Dorigny s’envole pour Lesbos, quelque chose vient de changer pour les réfugiés qui arrivent depuis l’été par milliers sur les côtes rocheuses des îles grecques : l’Europe a fait un geste. Elle entrouvre sa porte. Le cadavre d’un petit garçon comme endormi pour toujours sur le sable a semble-t-il troublé sa bonne conscience ».

Laurence Geai, « Eaux troubles »
« Entre Israël et les Palestiniens, le conflit territorial dure depuis près de 70 ans. Il se double aujourd’hui d’une tension sourde autour de l’eau, source de vie essentielle dans cette région, où certaines zones sont arides, voire quasi désertiques. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: selon un rapport détaillé de la Banque mondiale, un Israélien dispose en moyenne de 4 fois plus d’eau qu’un Palestinien ».

David Guttenfelder, « Retour au pays »
Pendant 20 ans, David Guttenfelder a parcouru le monde, du Rwanda au Kosovo en passant par l’Afghanistan, couvrant souvent la tragédie et la guerre. Correspondant en Asie pour Associated Press, il est le premier photojournaliste occidental à pouvoir se rendre régulièrement en Corée du Nord. Il passe
alors plusieurs années à explorer ce pays isolé, photographiant l’actualité, et en travaillant avec son téléphone portable, il dresse un portrait de la vie quotidienne ».

Yuri Kozyrev, « L’autre Irak »
« Le Kurdistan irakien a tout d’un État indépendant, sauf le nom. Officiellement, il appartient à l’Irak, mais les Kurdes agissent comme s’ils avaient leur propre État. Ils ont un Premier ministre, un parlement, un hymne national, un drapeau et une armée forte de 175 000 soldats, les peshmergas (« ceux qui affrontent la mort »). La plupart des Kurdes vous diront qu’ils ne veulent pas avoir affaire à Bagdad ou au reste de l’Irak. Pourquoi le feraient-ils puisqu’ils se débrouillent très bien tout seuls ? ».

Frédéric Lafargue, « Échapper à Daech »
« Le 13 novembre 2015, après deux ans passés sous le joug de Daech, Sinjar, au nord-ouest de l’Irak, est libérée. Le même jour, alors que nous sommes sur la route de cette ville dont il ne reste rien, le groupe terroriste attaque à Paris. « La simultanéité de ces événements m’a inspiré un sentiment nouveau, explique Frédéric Lafargue. Cette impression de me sentir plus en sécurité en Irak qu’à Paris. Je m’inquiétais pour les miens en France, une situation inédite ».

Catalina Martin-Chico « Les derniers nomades d’Iran »
« Ils ont été les héros de la révolution constitutionnelle de 1905-1911. Ils ont affronté les Britanniques lors de la Seconde Guerre mondiale, lutté contre les Soviétiques. Les shahs ont voulu les mater, leur imposer une obéissance aveugle au gouvernement central. Ces dernières décennies, les politiques de sédentarisation forcée se sont succédé sans répit. Ils ont pris des coups et traversé les épreuves. Ils sont les derniers nomades d’Iran et ce sont des héros ».

Aris Messinis, « Scènes de guerre en zone de paix »
« J’ai travaillé en Syrie et en Libye où j’ai photographié la guerre, mais je ne m’attendais pas à voir de telles scènes sur l’île de Lesbos. La souffrance humaine est la même qu’en zone de conflit, mais savoir qu’on n’est pas en guerre décuple les émotions ».

Dominic Nahr, « Un Etat déchiré »
« Cinq ans après l’indépendance du Soudan du Sud, les affrontements déclenchés en décembre 2013 par un bras de fer entre le président Salva Kiir et l’ancien vice-président Riek Machar ont jeté sur les
routes 2,5 millions de personnes ».

Frédéric Noy, « Ekifire, les demi-morts »
« Avoir des relations sexuelles entre adultes de même sexe est considéré comme un délit, voire un crime, dans 77 pays du monde. C’est ce qu’Amnesty International appelle l’homophobie d’État. En Afrique, où plus de 30 pays disposent de lois répressives, l’homosexualité est ignorée, instrumentalisée ou stigmatisée par des gouvernements arguant notamment que la population ne veut pas de « ces gens-là » pour des raisons culturelles. Ce serait une pratique déviante importée d’Occident, totalement étrangère au continent africain ».

Andrew Quilty « Afghanistan : après l’opération «Liberté immuable»
« En 2001, dans le cadre de leur guerre contre le terrorisme, les États-Unis prennent la tête d’une coalition internationale en Afghanistan pour une opération modestement baptisée «Liberté immuable».
Au cours des dix années suivantes, l’Afghanistan va faire la une des journaux ; les organisations humanitaires, les sociétés de sécurité privée et les médias y accourent. Une attention dont n’avait jamais bénéficié ce pays, pourtant rongé par le conflit depuis déjà vingt ans ».

Marc Riboud, « Cuba »
« C’est l’histoire d’un scoop comme il n’en existe plus aujourd’hui. En novembre 1963, Marc Riboud et Jean Daniel, grand reporter à L’Express, arrivent à La Havane. Dans l’attente d’un rendez-vous
avec Fidel Castro, ils parcourent l’île en tous sens, rencontrant des paysans et des ouvriers, des militants et des contre-révolutionnaires, des ministres et des artistes. Ils visitent une école de danse, un centre
de réinsertion pour anciennes prostituées… jusqu’à ce qu’un soir, à 22 heures, Castro arrive enfin à leur hôtel et reste jusqu’au petit matin, questionnant Jean Daniel avant de raconter avec passion sa version de la crise des missiles qui, un an auparavant, avait failli entraîner le monde dans la guerre ».

Anastasia Rudenko « Internats : institutions pour les handicapés mentaux en Russie »
« Le premier établissement pour handicapés mentaux et physiques en Russie a ouvert après la Seconde Guerre mondiale, pour accueillir les militaires blessés ou traumatisés. À la même époque sont créés des orphelinats pour les enfants dont les parents sont morts pendant le conflit. Aujourd’hui, de nombreux enfants handicapés sont orphelins, car leurs parents en ont perdu la garde ou ont choisi de les abandonner à la naissance ».

Brent Stirton, « Guerres d’ivoire »
« Cela fait longtemps que les éléphants d’Afrique sont menacés par les chasseurs qui convoitent leur ivoire. Mais depuis une dizaine d’années, plusieurs groupes armés du continent se livrent également au braconnage pour se financer. Ils profitent d’un marché noir en plein essor en raison de l’impunité qui règne, et de la demande insatiable de l’Asie de l’Est, particulièrement de la Chine, où l’ivoire illégal se retrouve sur le marché étatique légal. Plus de 30 000 éléphants sont ainsi tués chaque année et la
tendance ne faiblit pas ».

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