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Plus que celle d’autres artistes, l’oeuvre du peintre espagnol Pablo Picasso attire la mafia, les organisations terroristes et les narcotrafiquants, selon l’expert international Noah Charney, 31 ans, interrogé ce lundi par l’agence de presse espagnole EFE. Les vols et la falsification de créations de Picasso ont débuté « entre 1960 et 1961 », selon M. Charney, de passage au musée madrilène Thyssen-Bornemisza. Ce spécialiste de la relation entre l’art et le délit a mis en évidence que l’intérêt de la mafia est apparu par l’intermédiaire de la télévision, qui a abondamment communiqué, dans les années mentionnées, sur le fait que Picasso y Cézanne étaient les artistes le plus cotés dans les salles d’enchères. L’année 1976 aurait ainsi été celle de tous les records de criminalité relative à des créations de l’artiste, dont « 180 pièces ont été volées ». La liste des artistes dont les œuvres sont volées ou falsifiées par le crime organisé, notamment à travers de fausses lithographies, comprend également les noms des Catalans Salvador Dalí et Joan Miró, largement imités. Selon Noah Charney, il est habituel de retrouver 10% des œuvres subtilisées, parfois utilisées comme moules pour la fabrication de copies, présentées sur le marché en tant qu’originaux.

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