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La 22ème édition du festival de photojournalisme Visa pour l’Image, qui se déroulera à Perpignan du 30 août au 5 septembre, sera critique envers l’«overphotoshopping». Le président de l’événement, Jean-François Leroy, a désigné par ce terme, ce mardi à Paris, lors de la présentation du meeting, les abus d’utilisation du logiciel de retouche d’images Photoshop, qui offre d’infinies possibilités de trucages. Pour contrer un phénomène en croissance, tentant pour les professionnels du photojournalisme, le staff de Visa pour l’Image exige désormais les « fichiers numériques originaux » de ses candidats, selon M. Leroy, qui applique ainsi la notion de traçabilité à la photographie. Prenant pour exemple certains clichés des dégâts du séisme survenu en janvier 2010 en Haïti, comportant un « ciel violet » et des « nuages roses » , le patron du rendez-vous estival a dénoncé qu’en réalité, le ciel était « gris » et les gravats au sol étaient « ternes ». Cette année, Visa pour l’Image visera 200.000 visiteurs en présentera 30 expositions, dont une réalisation choc d’Olivier Laban-Mattéi sur les hommes et les femmes en lutte pour leur survie dans des pays ravagés par la guerre, la dictature et les catastrophes naturelles.

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