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Dans un an, l’imposant Théâtre de l’Archipel, qui modifie la silhouette de l’entrée Nord de Perpignan, sera livré à l’issue de travaux débutés à l’automne 2008, avant une période de trois mois consacrée aux réglages techniques et acoustiques. Alors que la salle principale de cette réalisation de l’architecte français Jean Nouvel, représentant un immense grenat, reste à réaliser, le théâtre principal, sous la forme d’un énorme cube de couleur ocre, comporte déjà, en lettres gravées, des citations d’auteurs majeurs, comme Albert Camus, Jordi Pere Cerdà et le philosophe Averroès. La volonté méditerranéenne et universaliste est claire, mais deux approximations viennent ralentir la finalisation de la façade du bâtiment, dont une première, soulevée lors du conseil municipal du 17 décembre 2009. En effet, la phrase « La divinité ne se préoccupe pas du singulier », d’Averroès, lui-même inspiré d’Aristote, a souffert d’une traduction hâtive en français, et trouve la forme « Allah ne se préoccupe pas des insignifiances ». Mais à cette erreur, dont la réparation peut coûter jusqu’à 50.000 euros, s’en ajoute une autre, en langue catalane : le nom de l’établissement, en lettres très visibles, côté Est, comporte la mention « Teatre del arxipèlag », sous forme hybride catalano-espagnole, en lieu et place de « Teatre de l’Arxipèlag ».

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