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Pour son nouveau roman, l’écrivain perpignanais Joan Daniel Bezsonoff ose le titre « Tuer de Gaulle ». Cette narration aborde la période de la guerre d’Algérie, chère à l’auteur né en 1963, après l’indépendance du pays. Son récit aborde l’évolution d’une famille originaire du Roussillon, les Vidal, établis sur la côte algérienne. Cette période marquée en France métropolitaine par l’attentat du Petit-Clamart, perpétré contre le chef de l’Etat en août 1962, permet une narration à suspens. La préparation d’un complot contre le général de Gaulle constitue le fil conducteur du roman, sur fond de destin des Pieds-noirs, envisagés comme un peuple déplacé. Cet ouvrage est publié aux prestigieuses éditions barcelonaises Empúries.

La grandeur de de Gaulle, nuancée

Bezsonoff, d’origine russe par son père, catalan par sa mère, affirme sans détours que le chef de l’Etat a « brusquement laissé les Pieds-noirs sans patrie ». Littérateur à opinion, il lance : « si susciter de la haine et de l’admiration constitue le privilège des grands hommes, le général de Gaulle était un grand homme ». Sur la base de faits réels agrémentés d’épisodes qui réhumanisent la période, les choix politico-militaires qui séparent le commandant Vidal, son fils Alain et l’oncle Anatole, illustrent finement la problématique de l’époque. Avec abondance de références musicales et cinématographiques, l’écrivain malaxe la controverse politique préfigurant l’indépendance du pays. Passionné par la période, il a signé en 2010 « La prisonnière d’Alger » et « La mélancolie des officiers » en 2011, deux romans dont l’action sentimentale rencontrait déjà les tragédies nationales.

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