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Une nouvelle opération engagée par l’Etat et la mairie de Perpignan émeuvent certains défenseurs du patrimoine. Déjà, en août dernier a éclaté la polémique de la destruction d’une partie du quartier juif médiéval, le call, dans le cadre du Plan national de rénovation urbaine (PNRU) coordonné par le maire, Jean-Marc Pujol. Cette saison, une démolition en cours à plusieurs kilomètres, au sein de l’ancienne commune médiévale d’Orle, est dénoncée par l’Association Archéologique des Pyrénées-Orientales (AAPO), présidée par Georges Castellvi, chargé de cours à l’Université de Perpignan-Via Domitia, et l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Artistique et Historique du Roussillon (ASPAHR), présidée par Jean-Bernard Mathon, ancien directeur du Centre de conservation et de restauration du patrimoine du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Tous deux observent que des pelles mécaniques s’emploient à « détruire une part irremplaçable de notre patrimoine », au bord de la route de Toulouges, près de l’église romane qui constitue le dernier vestige visible du village fortifié d’Orle, propriété des Templiers et préexistant à Perpignan. Des tombes du IXe siècle, des murs de maisons et des restes du périmètre de protection des habitants, la cellera, ont été identifiés dans le secteur, tout comme les signaux d’un village fortifié, propriété des Templiers. Ce trésor archéologique et historique est en train de disparaître sous l’effet des engins. Les militants, épaulée par l’historien médiéviste de l’UPVD Aymat Catafau, estiment que « la Mairie et la Préfecture savent tout cela… mais rien n’arrête les pelleteuses ! » et déplorent avec impuissance que le « saccage » en cours.

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