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Le retour de l’USAP parmi l’élite du rugby à XV français, après l’enfer atteint le 3 mai 2014, a été acquis dès la victoire du club sang et or contre Grenoble, le 6 mai dernier. Mais cette ascension, liée à de nouvelles exigences, semble ne pas réussir à l’équipe, dont la défaite contre la même équipe de Grenoble, ce samedi 22 septembre sur le score de 22 à 31, est la cinquième de la saison, sur un ensemble de cinq rencontres. L’USAP, situé à la dernière place du Top 14, affrontera Montpellier ce samedi 29 septembre, dans l’espoir d’acquérir une victoire indispensable pour son maintien. Le capitaine Tom Ecochard déclarait « collectivement et individuellement, on n’est pas au niveau », samedi 22 septembre après la nouvelle défaite. Le club du quartier perpignanais du Vernet pratique un jeu haché et décousu, dans un pari de dépassement de soi, car 18 de ses joueurs n’ont jamais évolué en Top 14. Le club, qui ne cumule qu’un seul point depuis le début de la nouvelle compétition, ne paraît pas assez armé pour défendre ses chances de maintien.

Le succès est un danger

Dès le 16 août, le Président de l’USAP, François Rivière, avertissait dans les pages du Figaro du défi constitué par la requalification parmi l’élite hexagonale, tout en signalant son inquiétude quant au maintien : « On va être considéré comme le Petit Poucet du Top 14. Mais ce rôle nous va bien car nous devons réapprendre les contraintes d’un Top 14 qui a beaucoup changé en quatre ans, tant au niveau du jeu que des moyens financiers. Donc, cette saison, la priorité c’est de consolider notre place en élite (…) On sait que ce sera difficile. Mais on va apprendre sans se renier ». Cet automne, l’USAP affronte la difficulté générale selon laquelle le succès, résumé ici par la fin du purgatoire de la Pro D2, est aussi un danger dès lors qu’il s’accompagne de la lutte pour un statut.

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