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Le 26e festival Visa pour l’Image, présenté ce mardi 13 mai à l’Hôtel Pams de Perpignan, sera promu par un cliché réalisé en Centrafrique. Cette photographie de Pierre Terdjman, reproduite sur l’affiche officielle, donne le ton d’une édition de découverte et redécouverte des théâtres de la violence. « Il faut être honnête, nous ne connaissons pas la République centrafricaine. Coincée entre (…) le Cameroun ou le Congo, elle ne représente pour nous qu’une vague notion de cours d’histoire sur nos anciennes colonies », assure le photographe de l’agence Cosmos, habitué du rendez-vous du Roussillon. Cette année, les grands conflits du monde seront présents à Visa au travers de 28 expositions, retraçant notamment les événements ukrainiens, pour la partie contemporaine, et la guerre du Vietnam pour le volet historique. A cet effet, le directeur du festival, Jean-François Leroy, souligne la présence de quatre soldats munis d’appareils photo dans cet épisode conclu en 1975. Ces témoins viendront au festival, qui se déroulera du 30 août au 14 septembre. En marge, Visa pour l’Image poursuivra sa réflexion sur l’importance des dispositifs portables, qui vulgarisent à leur manière le photojournalisme, souvent par hasard. Dès 2013, J.L. Leroy dénonçait la disparition des photographes professionnels.

Le festival, endeuillé par la mort de Camille Lepage

La photojournaliste française tuée en Centrafrique, Camille Lepage, dont la dépouille a été découverte ce même mardi 13 mai, avait reçu le prix « Coup de coeur » de l’Association Nationale des Photographes lors de l’édition 2013 de Visa pour l’Image. Cette jeune professionnelle de 26 ans, qui collaborait avec Le Monde et le New York Times s’était rendue en Centrafrique en décembre dernier.

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