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La Clau
L’icône du nucléaire français, à la tête du Mémorial de Rivesaltes
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Le projet de Mémorial de Rivesaltes, soumis à des vicissitudes multiples depuis sa première évocation, en 1998, est reparti du bon pied avec l’appui militant du président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin. Le 15 novembre, l’hôtel de l’institution régionale, à Montpellier, a accueilli une réunion extraordinaire des acteurs engagés dans ce futur point de repère historique, au nord de Perpignan. Cette rencontre de travail a permis d’offrir à cette réalisation une tête visible, en la personne d’Anne Lauvergeon, femme d’affaires protégée de François Mitterrand, désormais présidente du fonds de dotation du Mémorial. Cette dirigeante d’entreprise, à la tête de la société nucléaire publique Areva de 2001 a 2011, a la charge de gérer un budget initial de 23 millions d’euros affecté à la création du Mémorial. Ce fonds, issu de la Région Languedoc-Roussillon, doit donner lieu à une ouverture du site au printemps 2015.

Lieu de mémoire familiale et de tourisme culturel

Le Mémorial de Rivesaltes, conçu sous forme de lieu souterrain, a vocation à illustrer le sort réservé aux populations indésirables au fil de l’histoire récente, à l’instar des Gitans, des républicains espagnols réfugiés en territoire français, des harkis d’Algérie et des Juifs. Voué à accueillir les témoins des années noires du XXe siècle sur le site du Camp Joffre, du nom du maréchal né à Rivesaltes, ce centre d’interprétation doit constituer un lieu de référence international, au service des personnes affectées et de leurs descendants. Il s’agira aussi d’un lieu de tourisme culturel, dont la maîtrise d’ouvrage a été confiée en janvier 2012 à la Région Languedoc-Roussillon. Les premiers travaux ont débuté fin octobre, après la mobilisation de l’architecte Rudy Ricciotti et de l’historien Denis Peschanski, président du comité scientifique du projet.

Dossier de presse « Mémorial de Rivesaltes« .

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