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A Paris, les sénateurs Sol et Calvet soutiennent la fête de l’ours à l’Unesco
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Les fêtes de l’ours de la région du Vallespir, organisées à Arles-sur-Tech, Prats-de-Mollo et Saint-Laurent-de-Cerdans, sont candidates à l’Unesco depuis 2014. Ces traditions multiséculaires ont alors été incluses à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel, à l’échelle française, vers leur inscription au patrimoine mondial. L’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture), a été fondée en 1946 par l’ONU, dans le sillage des massacres de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’à présent, cette structure visant à protéger les expressions culturelles a répertorié 1092 biens culturels ou naturels, répartis sur 167 pays.
Lundi 18 février, les sénateurs des Pyrénées-Orientales, Jean Sol et François Calvet, accompagnés du maire de Prats de Mollo, Claude Ferrer, ont rencontré Franck Riester, Ministre de la Culture. Dans les bureaux parisiens du ministère, les deux parlementaires, membres des Républicains, ont défendu cette « tradition typique qui se déroule au printemps » (sic) et « attire de plus en plus de monde », détaille un communiqué. Le ministre leur a signifié la « qualité du dossier », qui figure « parmi les trois retenus à l’arbitrage du gouvernement ».

Vers une authenticité peu authentique ?

Le classement, ou pas, des fêtes de l’ours auprès de l’Unesco, interviendra en juin ou juillet 2020. Le label octroyé, à l’impact incertain, représente le danger de la sanctuarisation folklorique. En effet, la symbolique anthropologique peut devenir un vulgaire spectacle obéissant à un cahier des charges. A terme, les fêtes de l’ours pourraient dériver en simple attraction touristique déracinée, sans expression identitaire sincère. Leur paramétrage par l’Unesco, via l’Etat, peut transformer cette tradition en représentation factice, à l’instar de la sardane.

Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.