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Grand frère du Festival International du Disque (FID) organisé en septembre à Perpignan, et de son homologue de Mallorca programmé en avril, le Festival International du Disque de Barcelone annonce le grand retour du vinyle. Parallèlement aux supports dématérialisés et à l’agonie annoncée du CD, les ventes de disques microsillon, qui symbolisent l’époque de l’enregistrement mécanique, ont progressé de 400 % en 2012 à l’échelle mondiale, selon les organisateurs de l’événement barcelonais. Les 4 et 5 mai, 700.000 de ces disques menacés de disparition dans les années 1990 seront exposés, dans une proportion inversée au fil des années. En effet, le FID de la capitale catalane comportait en 2004 jusqu’à 70 % de CD, mais cette proportion revient désormais aux vinyles, qui profitent d’une nouvelle « apogée », selon le directeur de cette grande réunion, Joan Carles Vilella. Les supports numériques matérialisés appartiennent à hier, tandis que ceux d’avant-hier jouissent de la reconnaissance des DJ, qui y retrouvent goût pour des raisons de « qualité de son », malgré la « commodité » des CD et des fichiers numériques.

Les plus jeunes se mettent au vinyle

Le FID de Barcelone, qui constitue un observatoire du genre, se nourrit d’avis selon lesquels le regain du disque ancien serait une mode passagère, analyse battue en brèche par le patron de la fête, pour lequel « il y a du vinyle pour des siècles », car ce format a fait ses preuves en matière de qualité et de solidité, même « davantage que le CD ». Les dernières tendances concernant cet étonnant phénomène sont attribuées aux plus jeunes, découvrant des 33 et 45 tours dans le grenier de leurs parents ou grands-parents. M. Vilella affirme observer dans de nombreux cas des parents « recherchant des disques des Rolling Stones et des Beatles » qu’ils ont égarés, pendant que leurs enfants se penchent sur les « vinyles de Pearl Jam ou Nirvana ». La foire de Barcelone, deuxième d’Europe, accueillera 165 stands professionnels notamment en provenance des Etats-Unis, du Canada, d’Angleterre et de France. Elle inclura une rétrospective de l’oeuvre du musicien britannique Mike Oldfield réalisée par le collectionneur espagnol Antonio Collado.

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