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Une relecture contemporaine de 20 oeuvres d’art célèbres est proposée par le photographe Etienne Clotis à Villeneuve de la raho. Cette démarche est le fruit d’une mise en scène, avec actrices et acteurs reproduisant des instants de vie rurale de jadis. Parmi les clichés, présentés au château Cap de Fouste, figure l’oeuvre «Terra n°7, d’après “La laitière” de Johannes Vermeer». Ce dialogue entre le XVIIe et le XXe siècle souligne la sveltesse de la femme idéale de notre temps, dans une délicatesse intacte. Sur «Terra n°5, d’après le “Portrait d’Antoine-Vincent-Louis- Barbe Duplàa à l’âge de 9 ans”, de Marianne Loir, le XVIIIe siècle devient moins contraint, plus épanoui.
Etienne Clotis, soutenu par l’association Terra dels Avis, est un photographe de mode et de publicité, né à Elne. Titulaires du Master Qualified European Photographer en 2018, ce collaborateur de la maison Yves Saint-Laurent (YSL) livre un travail lumineux et sexy.

Un regard esthétique sur le monde paysan

Cet éloge graphique du monde paysan comporte également « L’Angélus » de Millet et le fameux « La sieste » de Van Gogh. Par sa visée esthétique, cette initiative tente de modifier le changer le regard français sur les agriculteurs. L’objectif est l’émergence d’une considération nouvelle, sur un domaine infériorisé par les médias et l’Education nationale. Si la ruralité reste synonyme d’anti-universalisme, de rusticité et de pesticides, autant de clichés effacés par cette exposition. Composée de grands supports carrés, d’1 mètre de côté, celle-ci est invitée à parcourir le territoire, selon les demandes institutionnelles.

Terra, images de l’éternel paysan », au Château Cap de fouste, à Villeneuve de la raho, du 2 juillet au 22 septembre.

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