Langue

Le 19 juillet, le Bundestag a approuvé à une très large majorité de 473 votes pour, 97 voix contre et 13 abstentions, la contribution de l’Allemagne au plan de l’Eurogroupe pour le sauvetage du secteur bancaire espagnol. Cet appui, qui s’est exprimé lors d’une séance extraordinaire, atteindra 100.000 millions d’euros, dont 30.000 pour la seule Allemagne. Ce vote, organisé à la Chambre Basse du Parlement allemand, a même suscité l’assentiment de l’opposition social-démocrate et écologiste, mais plusieurs critiques ont émané de la coalition qui soutient le gouvernement d’Angela Merkel. Pour apaiser la situation, cette dernière et plusieurs de ses ministres se sont employés, ces derniers jours, à faire oeuvre de pédagogie, en relayant l’idée selon laquelle l’État espagnol est entièrement responsabilisée de l’utilisation technique de ce prêt géant. Lors du débat préalable à l’approbation de ce soutien historique, le ministre allemand de Finances, Wolfgang Schaeuble, a averti que la seule détection d’un risque de défaut de solvabilité espagnol provoquerait une contagion vers l’ensemble de la zone euro.

Ainsi, l’exécutif du premier ministre espagnol, Marinoa Rajoy, est placé au pied du mur et se voit forcé à accomplir un devoir d’exemplarité. En ce sens, selon M. Schaeuble, « tout problème rencontré par le secteur bancaire espagnol est un problème pour la stabilité financière de l’Europe ». Le ministre a précisé que « L’Espagne a emprunté le bon chemin,vers de solides finances d’Etat », avant de citer, à titre positif, les coupes budgétaires de 65 milliards lancées ce mois de juillet, comprenant notamment une augmentation de la TVA et de plusieurs impôts.

Partager

Icona de pantalla completa