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La politique de récupération de l’âne catalan comme espèce propre du pays, mise en marche il y a 30 ans, offre des résultats positifs, mais il manque encore 15 ans pour en obtenir 1000 exemplaires et éloignant toute menace de disparition. À l’heure actuelle, la plupart des 600 ânes autochtones catalans, situés à 85% en Catalogne sud, à 5% en territoire français et à 10% dans les différentes régions d’Espagne, tirent profit de sympathies populaires, la race en question étant considérée comme la meilleure au monde, bien que ses affectations concrètes, pour en garantir la survie, viennent parfois à manquer. La piste la plus commune est actuellement l’usage de l’âne catalan comme animal en charge du nettoyage des forêts, au regard de sa vaillance, de sa force et sa capacité à vouloir s’alimenter à tout instant. Lors d’une époque critique, dans les années 1960, seuls 30 ânes catalans survivaient dans toute la Catalogne, avant un regain encouragé par l’Association pour la Promotion de l’Âne de Race Asinienne Catalane (Afrac), qui compte aujourd’hui 60 membres. L’actuelle phase de renaissance de cette race est due en bonne partie à l’engagement du Département de Génétique de la Faculté Vétérinaire de l’Université Autonome de Barcelone, qui consigne tous les ans la naissance d’une cinquantaine d’ânes du pays.

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