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La rétrospective de l’oeuvre de Salvador Dalí présentée du 12 novembre 2012 au 25 mars 2013 au Centre Pompidou, à Paris, a battu des records de fréquentation avant d’être sacrée meilleure exposition de France, le 4 février. Mais au départ des Pyrénées-Orientales, les 200 tableaux, sculptures et dessins réunis à cette occasion sont visibles à plus courte distance, car le musée Reina Sofía, à Madrid, accueille cet ensemble depuis le 27 avril. Jusqu’au 2 septembre, cette exposition intitulée « Toutes les suggestions poétiques et toutes les possibilités plastiques » s’offre au regard, dans une nouvelle prévision de succès. Le premier week-end d’ouverture a occasionné 16.000 visiteurs vers ce musée, qui occupe l’ancien Hôpital général de Madrid, un bâtiment néoclassique du XVIIIe siècle situé à 3 minutes de la gare TGV, dans le quartier de Atocha. Madrid, à moins de 5 heures de Perpignan, constitue ainsi une nouvelle offre de loisirs pour le Pays Catalan grâce à la grande vitesse ferroviaire.

30 oeuvres réunies exceptionnellement

Parmi les créations majeures du génie de Figueres visibles dans la capitale espagnole figurent celles de la première période de l’artiste et des éléments marquants de son enfance, dont sa propre famille. Le parcours débute par cette séquence juvénile et se termine par quatre sections dénommées « Le surréalisme après 1938 », « L’Amérique« , « La vie secrète de Salvador Dalí » et « L’énigne secrète ». Entre les deux figure surtout une trentaine de pièces incontournables, dont « Les baigneurs d’es Llaner », cédée par le Salvador Dali Museum, en Floride, « La persistance de la mémoire », surnommée « Les Montres molles« , prêtée par le Museum of Modern Art de New York, ou encore « Hallucination : six images de Lénine sur un piano, » en provenance du Centre Pompidou. Dans ce tableau, Salvador Dalí transcrit la fascination qu’exerçaient sur lui les dictateurs de son temps et ses divergences avec le groupe surréaliste français, réuni autour du poète André Breton.

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