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L’année 2019 est l’occasion de célébrer le centenaire de l’arrivée du peintre Chaïm Soutine Céret. L’artiste, qui a laissé une empreinte durable dans la ville des cerises, y a réalisé quelque deux-cent toiles, parmi les plus importantes de son parcours. Ce peintre juif russe immigré en France, en réaloté lituanien, né Solomonovitch Sutin en 1893, est mort à Paris en 1943, où il état arrivé en 1912. Peu sociable, membre de la bohème parisienne et miné par un ulcère à l’estomac, ce créateur a développé une énergie hors du commun. Arrivé à Céret en 1919, surnommé par les habitants « el pintre brut » (« le peintre sale »), Soutine a fait le portrait de nombreux habitants, de travailleurs manuels aux mains de disproportionnées, de personnalités du pays.

Un artiste avant tout inclassable

Soutine a surtout fixé a Céret des paysages à forte déformation, selon sa propre perception. Ses tableaux cérétans tanguent, emportés dans un mouvement giratoire. Bien qu’il ait détruit nombre de ses œuvres, le peintre a laissé environ 500 tableaux, le plus souvent signés, mais jamais datés. L’histoire de l’Art rattache Soutine, avec Chagall ou Modigliani, à la dénommée École de Paris. En réalité, sa technique était solitaire, avec de multiples auto-références aux grands maîtres, dont Rembrandt. L’été 2000, le Musée d’art moderne de Céret a consacré sa grande exposition à Chaïm Soutine, uniquement au travers d’oeuvres accomplies par le peintre dans la ville où Pablo Picasso avait séjourné à Céret en 1911, 1912 et 1913.

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