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Jusqu’au 13 septembre, le 21e festival Visa pour l’Image de Perpignan affiche ses 28 expositions, réparties en huit lieux, dans un succès populaire parfaitement intact. Mais en coulisse, le climat est pesant pour les professionnels badgés qui circulent dans la ville, car, à l’identique de l’édition 2008, c’est à Perpignan qu’est analysée la crise de la branche française d’une profession, dépassée par un XXIe siècle technologique, vecteur de concurrences lorsque le simple citoyen devient reporter grâce à son téléphone mobile aux prestations toujours plus enviables, tandis qu’Internet relativise les réels exploits des journalistes qui risquent leur vie. Ironie territoriale, tandis que la société organisatrice du festival, Images Evidence, établie à Paris, annonce en Roussillon, non sans désespoir, la « mort » d’un métier, illustrée par le redressement judiciaire de l’agence française Gamma, le monde agricole du même Roussillon, pareillement dépassé, boucle une haute saison estivale tout aussi désespérée, par la mévente et les concurrences européennes. Pour donner corps aux arguments photographiques, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, est pressenti à Perpignan ce samedi.

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