Langue

La carrière posthume de Salvador Dalí démontre une vigueur intacte, 23 ans après la disparition du peintre. Le dernier exemple d’exploitation du patrimoine dalinien, présenté le 29 août, est un ouvrage intitulé « Les 20 premières années de Dalí, Album de Famille ». Ce livre, qui couvre la période 1904-1920, arrive quelques semaines après la réédition d’un livre polémique écrit par la soeur du génie surréaliste, édité en 1949. Anna Maria Dalí y décrit un frère incliné à reconstruire son passé et à ternir l’image familiale. Cette fois-ci, il s’agit d’un album abondamment illustré de photographies et de documents personnels, dont des diplômes, des extraits de magazines et de catalogues, savamment réunis depuis 2004 grâce à l’exploration d’archives privées et publiques. Ces apports, pour partie inédits, tentent de décrire objectivement la construction d’une personnalité.

Un mortel parmi les autres

Preuves à l’appui, les Dalí sont réunis, parfois autour du frère qui allait devenir célèbre, notamment lors de ses premières expositions. La simplicité est au rendez-vous pour signaler une enfance ordinaire, à la veille du régime dictatoriale de Primo de Rivera, à partir de 1923. Les textes, qui permettent une recréation d’ambiance, évoquent la réalité quotidienne de Figueres et Cadaqués, les deux lieux de résidence du clan. Le jeune Salvador à l’école, ou entouré des amis d’une famille, les Dalí Domènech, qui appréciait l’exercice du portrait photographique, rejoint ainsi le monde des mortels, alors même que son tableau le plus célèbre, « La persistance de la mémoire », surnommé « Les montres molles« , est une allégorie de l’immortalité. Ce livre, disponible en catalan, espagnol, anglais et russe, est publié par la maison d’édition Triangle Postals, basée sur l’île de Minorque.

Partager

Icona de pantalla completa