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Le World Press Photo proposé depuis le 6 novembre jusqu’au 8 décembre au Centre de Culture Contemporaine de Barcelone (CCCB) a l’allure, en plus concentré, d’un festival Visa pour l’Image, principal événement mondial du genre mais pas le plus connu, organisé à Perpignan. Le rendez-vous barcelonais fournit aussi une vision actuelle et directe du monde tel qu’il est, mais mise davantage sur le photojournalisme planétaire, sans nationalité particulière, face à un forum perpignanais implicitement défenseur de l’interprétation française. Cette année y sont exposés les 143 clichés récompensés à l’occasion du prestigieux prix remis annuellement par la fondation internationale World Press, fondée à Amsterdam en 1955.

5666 photographes de 124 nationalités

Cette étape annuelle, proposée tous les automnes depuis 2005, s’accompagne d’images, extraites de reportages plus étendus, illustrant les nouveaux phénomènes de violence guatémaltèques, la guerre en Syrie ou encore les conditions de vie à Johannesburg et, loin des conflits, les dessous des Jeux Olympiques de Londres. Mais la photo reine a été prise en novembre 2012 par le Suédois Paul hanse, lors de funérailles à Gaza, sur laquelle apparaissent deux cadavres d’enfants, tués par un missile israélien. Cette image, aux étrangers aspects de tableau d’art, a justifié à son auteur la remise du prix World Press Photo of the Year. Avec le soutien de la mairie de Barcelone, cette nouvelle édition accompagnée de multimédia est le résultat de la mise en compétition de 5666 photographes de 124 nationalités.

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