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Un souvenir toujours vivace de l’histoire de la ville de Girona est commémoré à minima ce vendredi. Il s’agit de la chute de la ville face aux troupes napoléoniennes, le 11 décembre 1809, après une résistance héroïque de sept mois des 5700 défenseurs, militaires et civils, opposés à plus de 35.000 soldats français. Ce siège, devenu une véritable légende pour la Catalogne et pour l’Espagne, lors de la « Guerra del Francés » (la guerre du français) pour les uns, et la « campagne d’Espagne » pour les autres, a impliqué de la part de l’armée française le déversement de 20.000 bombes et 60.000 boulets sur la ville. Celle-ci s’était rendue par la défaillance de son chef, le général Alvarez de Castro, malade, ultérieurement emprisonné à Perpignan. Ce fait historique, illustré par une célèbre statue installée sur la plaça de la Independència de Girona, constitue un ressenti mémoriel historique radicalement opposé de part et d’autre de la frontière entre les états français et espagnol, alors que l’épopée napoléonienne constitue un élément de l’identité nationale française, d’un côté, et un acte de résistance héroïque face à l’agression extérieure de l’autre.

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