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Un ensemble exceptionnel de 100 photographies de la Libération de Perpignan est révélé à l’occasion de ce 8 mai 2015. Ces archives historiques ont été découvertes en début d’année, sous forme de négatifs à développer, dans une boîte de sorbitol, au domicile d’Annie Lordat, nièce du photojournaliste Auguste Chauvin. Au fil du mois d’août 1944, ce professionnel dont les laboratoires de développement et de production étaient implantés dans le quartier Clemenceau a signé des images prises sur le vif, avant et après l’annonce de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Soldats et fusils près du Castillet

A l’occasion du 71e anniversaire de la capitulation allemande, le 8 mai 1945, cette trouvaille historique apporte une lecture plus complète sur l’ambiance vécue en Pays Catalan. En effet, certaines photographies donnent à voir des hommes en armes, sous la barre, à proximité de la place de la Loge et vers le Castillet. D’autres, plus nombreuses, illustrent mouvements de joie populaire et défilés militaires. Le véhicule du maréchal de Lattre de Tassigny est visible sur les boulevards. Une poignée d’images rappelle la violence de l’époque. Auguste Chauvin signe également des prises de vue du port de Port-Vendres, dynamité par les nazis lors de leur départ. Jusqu’à présent, seuls 50 clichés du même auteur, effectués lors de la même période, étaient connus.



Des habitants qui «font l’Histoire»

La mise au jour de ce fonds documentaire est due à l’historien de l’art et commissaire d’expositions Eric Forcada, qui constate : «sur certains clichés, on devine chez les habitants de Perpignan la conscience de faire l’Histoire, d’être acteurs d’un moment important». Un livre intitulé «Perpignan libéré. Reportages du photojournaliste Auguste Chauvin», à paraître le 19 août 2015, reprendra la collection révélée, sur 200 pages assorties de commentaires. Publié par les éditions Mare Nostrum, il fait l’objet d’une souscription accessible sur le site dédié www.perpignan1944.com.

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