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Face à une situation économique critique de la presse française, notamment écrite, le vigoureux président Sarkozy tient l'explication, tant et si bien qu'il a promis aux acteurs du secteur, en mai dernier, leurs premiers « Etats généraux de la Presse » sur le modèle d'un forum. Ouvert le jeudi 3 octobre sous la direction de son ancienne directrice de cabinet Emmanuelle Mignon, cet événement devrait durer 2 mois, sous la forme d'ateliers de réflexion des professionnels pour déboucher sur une loi. Voilà un premier échec, car aucun système de presse au monde n'aurait permis que l'on s'en remette à l'Etat pour régler ses affaires. Mais le cœur du scandale n'est pas là : la remise au président Sarkozy par Danielle Giazzi, secrétaire nationale de l’UMP, le 11 septembre, d’un rapport contenant 34 résolutions sur « les Médias et le numérique », démontre plus que jamais les intentions de la machine, qui pousse à un contrôle très important des médias, sur fond de servilité des journalistes selon la récente tradition française. Parmi les propositions de ce « Rapport Giazzi » figurent deux mesures particulièrement scandaleuses : d'une part, la libéralisation totale de l'économie de la presse (mais pas de la presse en soi), et de l’autre la prise de contrôle de la presse Internet, sans parler de la gestion de sa pluralité directement par l'Etat, donc l'acceptation implicite du contrôle politique.
Une régression vers l’avant-1981 ?
En suivant la voie choisie vers la reprise en main de la presse, sur fond de corporatisme exacerbé et de non remise en cause des journalistes eux-mêmes, alors que la presse, même écrite, se porte plutôt bien dans les autres états européens, c'est la presse « de l'extérieur » qui pourrait faire le job. Car la presse ne peut être que libérale et plurielle, elle est une part de liberté de nos sociétés et une garantie de démocratie : les lois françaises envisagées permettant la « concentration » des médias dans les mains de grands groupes financiers risquent fort d'en tuer la pluralité, dans une fausse liberté, à l'image de la presse quotidienne régionale, qui s'est progressivement transformée en monopoles sur les territoires. À l'instar de la Catalogne Nord où le même groupe concentrera à Perpignan l'unique quotidien, l'unique hebdomadaire et l'unique chaîne de télévision locale : en deux mots, une formidable capacité à orienter l'opinion. Dieu merci, Internet étant mondial, les lois imaginées sur un contrôle accru de la presse internet, à la fois par la profession journalistique et par l'Etat, pourraient créer un phénomène comparable au temps de l'ORTF en matière de radio : de solides journaux en ligne hébergés dans d'autres états européens ou plus lointains, mais orientés vers le territoire français, seule garantie de persistance d'une information réellement critique, le journalisme « officiel » ayant déjà baissé les armes.
Gabriel Fabre
Ne faut il pas, plutôt que de s'opposer systématiquement à toute initiative, comme le font si bien certains politiciens; réfléchir plutôt aux raisons profondes, qui sont la cause de la situation de la presse. Les "Vulgus Pecum" que nous sommes voient un journalisme beaucoup plus préoccupé, par le respect de la "pensée universelle", du "politiquement correct", ou de ses dogmes politiques, que par le respect...
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Qui s'assemble se ressemble !
Emmanuelle Mignon est une catholique radicale, nous lui devons déjà une idée géniale qui a bcp plus dans le corps enseignant "la privatisation totale de l'enseignement",une autre idée merveilleuse que Dolto aurait bcp appréciée "que chaque enfant des écoles se choisisse un correspondant enfant juif gazé par les nazis et pour couronner le tout une défense bec et ongle de la liberté des sectes en France ......
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