La vague médiatique et intellectuelle des célébrations de 1968 retombe, la rentrée s'ennuie déjà et certains pensent aux vacances de la Toussaint ou de Noël en espérant que le prix du pétrole n'atteigne pas trop tôt celui du parfum. Dans le grand silence des agitations contenues, toutes les conditions sont requises pour une explosion sociale d'envergure... Mais la récession économique et la "révolution" n'avouent plus leur nom, à croire que notre temps exigerait un nouveau vocabulaire. Quand le PIB de la zone euro diminue en accompagnant la plus forte chute de la consommation depuis 5 ans et que l'agence Eurostat prédit une non-croissance durable, la révolution n’a même plus la force de se lever. Victime de l'individualisme qu'elle a réclamé, est-elle définitivement un truc de vieux ?
Place de la république, Perpignan, mai 2008