L’observatoire permanent de l’immigration a rendu publique hier, mardi, une étude qui conclut que 86% des personnées immigrées résidant dans les villes de Girona et Salt, dans la proche banlieue, sont dépourvues d'emploi. La moitié des intéressés sont inscrits au chômage, tandis que l’autre moitié n'exerce aucune activité, en raison de situations irrégulières en territoire espagnol, alors que les migrants représentent 42% de la population de Salt et 16% de celle de Girona. Le représentant de l’ONG Accem, Outail Benhabid, a ainsi souligné, ce mardi, à Girona, que l’accès à l’emploi est la principale préoccupation de ces populations fragilisées, lesquelles, pour moitié, ne perçoivent aucune prestation sociale, tandis que 33% d'entre elles ne disposent d'aucune ressource et restent dépendantes de la solidarité familiale. La chute de l’emploi dans le bâtiment étant la cause essentielle de ces chiffres dramatiques, Outail Benhabid défend la solution de la formation et l’accueil des immigrés, pour permettre une bonne intégration au marché du travail, bien que le dispositif actuel bénéficie déjà à une majorité d’entre eux. Selon cette étude, 14% des personnes visées n'ont jamais fréquenté l’école et ne savent ni lire, ni écrire, ce qui rend difficile leur progression.
Étant donné la politique linguistique unilingue de la Généralité qui vise à n'intégrer les nouveaux arrivants qu'en catalan (un catalan), on peut dire qu'ils sont coincés at vitam aeternam en Catalogne, contrairement aux natifs bilingues qui peuvent trouver un emploi n'importe où dans le reste de l'Espagne.