La mobilisation, le week-end dernier, d’un avion militaire affecté au transport du Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, lors d’un déplacement dans la région de l'Andalousie pour assister à un meeting de son parti, le PSOE, créée une polémique depuis hier en Espagne. L'avion, un Falcon de l'armée espagnole, a été utilisé pour un vol entre Madrid et la ville de Dos Hermanas, dans la province de Séville, selon une pratique qui, selon les socialistes espagnols, a souvent été observée par les responsables politiques de l'opposition, tels les grands élus du très conservateur Partido Popular (PP). Ce mardi, au Congrès des députés, à Madrid, le PSOE s’est ainsi retrouvé seul dans la défense argumentaire de cette pratique et s’est employé à contrer les arguments de l'opposition de la Gauche républicaine de Catalogne, du Parti Nationaliste Basque et de Izquierda Unida (Gauche unie). En guise de réponse, M. Zapatero a assuré que le gouvernement central espagnol ne fait que respecter un certain «code de bonne gouvernance», par un comportement "responsable et sérieux". Dans cette controverse sur fond d’éthique, le leader du PP, Mariano Rajoy accuse M. Zapatero d’être l’auteur de "mensonges flagrants".