Le suspens est rompu : le Tribunal Administratif de Montpellier a rendu ce matin sa décision sur le second tour des élections municipales de mars 2008 à Perpignan. Jean-Paul Alduy et son équipe sont invalidés et les Perpignanais devraient revoter. Après 7 mois de climat instable, l'élection municipale du 16 mars 2008 est ainsi cassée, dans ce qui constitue une surprise, après l'avis du commissaire du gouvernement, livré le 23 septembre, qui avait admis la fraude du bureau 4, situé dans le quartier du Vernet, déclencheur de la polémique, et proposé de supprimer des calculs du scrutin plus de 400 voix à la liste de Jean-Paul Alduy, réduisant à moins de 150 voix l'écart avec sa rivale Jacqueline Amiel-Donat. Le magistrat avait aussi demandé le rejet du recours d'annulation de l'élection. La décision de ce matin devrait relancer l'instabilité municipale, dont la majorité est rattachée à la majorité présidentielle, face à une opposition gauche-Modem-CDC et FN. Un délai de 3 à 6 mois est cependant à prévoir pour concrétiser un nouveau scrutin, mais un appel auprdu candidat Jean-Paul auprès du Conseil d'Etat Alduy, dans un délai d'un mois selon la loi, n'est pas exclure. Ce matin, la rivale du maire de Perpignan Jacqueline-Amiel Donat exigeait la présence d'un magistrat à Perpignan pour contrôler d'éventuelles nouvelles élections.
Jean-Paul Alduy, qui n'est pas à Perpignan mais à Paris dans le cadre de son mandat sénatorial, doit avoir passé une matinée troublante. Personne ne s'attendait vraiment à une élection annulée, mais, en cas de nouvelles élections, la majorité UMP de Perpignan serait en position de force face à une gauche hétéroclite dirigée par Jacqueline Amiel-Donat qui au fond ne souhaite pas devenir maire et n'ob...
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