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Coups de génie ou régressions artistiques,
les nouveautés musicales nous interpellent.
Sans complaisance gratuite, voici la compil' des
critiques mises en ligne sur La Clau. A lire et
à écouter.
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La musique
en mai 1968 ? Pas vraiment une révolution
!
L'histoire
officielle vous a vendu un mois de mai 1968
musicalement alternatif et décomplexé,
remplie d'artistes osant tout faire, tout imaginer,
tout dire ? Détrompez-vous ! Dans les
transistors et chez les disquaires, 1968 était
drôlement nunuche !
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n
1967, Paris lance une 2ème chaîne
en couleur dont les programmes musicaux sont
animés par l’éternel Guy
Lux, et la génération "Salut
les Copains", sur la radio Europe 1 que
l'on ne capte pas en pays catalan, mène
le bal avec Claude François ou Sheila
et son populiste "Petite fille de français
moyen", une des meilleures ventes de l’année.
Sans s'en vanter, ces artistes adaptent les
hits anglo-saxons et font vivre par procuration
le rêve américain à la jeunesse.
Les Beatles sont bien venus à Paris en
1962, mais en première partie de Sylvie
Vartan, puis aux arènes de Barcelone
en 1965, mais personne ne le saura à
Perpignan. La France, qui discerne les hippies
à travers les Doors, Pink Floyd ou Jimi
Hendrix, comprend mal ces signaux d’une
apparente modernité. Johnny Hallyday,
l’espace d’un été,
incarnera un personnage
de synthèse américain avec son
"San Francisco", mais c’est
un autre titre du même disque qui cartonnera
: "Que je t’aime" ! Les jeans
d'importation ou vintage coûtent une fortune
et ne sont pas encore symboles d'émancipation…
Les surboums ...
[+] 19/04/08
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Pau Vallvé,
l’artiste qui gère sa vie comme
un logiciel
Il
s’appelle "OAK" en 2004, "Estanislau
Verdet" en 2006, "U_mä"
en 2008… Pau Vallvé, jeune fou,
barcelonais et multi-instrumentiste, bouscule
les règles de l’art en changeant
de nom pour chaque nouvel album.
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roducteur
musical, compositeur de musiques pour le cinéma,
la télévision et la pub radio,
auteur pour sa pomme, Pau Vallvé est
sûrement un prodige : il n’est pas
populaire, il travaille énormément
et il est toujours là où on ne
l’attend pas. Né à Barcelone
en 1981, mini-batteur en 1984, plongé
dans le solfège en 1987 puis dans ses
premiers groupes dès 1991, Vallvé
va vite. Un temps aux Beaux Arts, il a surtout
étudié la production sonore. Son
parcours s’est éclairci en 2004
avec un album de post-rock chanté en
anglais : Pau s’appelle alors "OAK",
mais, en 2006, il choisit le pseudo "Estanislau
Verdet" pour le concept-album "Un
que de tan llest és tonto i un que de
tan tonto és llest", traduisible
en "Tellement éveillé qu’il
devient idiot, tellement idiot qu’il en
devient éveillé", en référence
au handicap de l’intellect dans la jungle
sociale. La voix, la musique et les textes sont
minimalistes, la posture enfantine est plaisante,
le disque vieillit bien. On retiendra le tube
radio "Per fer país, insultem en
català" qui invite à faire
la promo de la langue catalane par insanités
interposées. Pas bête ! Le clip
du titre met en scène ...
[+] 05/04/08
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Le marché
discographique fait naufrage, mais pas les artistes
Avec
la dégringolade de l’industrie
discographique, peu compensée par le
téléchargement légal, il
n’y a plus que deux saisons pour les sorties
de nouveautés : avant Noël, et avant
l’été, c’est à
dire maintenant !
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e
printemps 2008 flatte nos oreilles délicates
par une agitation musicale de choix… Côté
rock anglo-saxon, la crédibilité
béton de Nick Cave est de retour, avec
son groupe éternel, les Bad Seeds, qui
produit un étrange gospel rock halluciné
sur l’album "Dig Lazarus Dig !".
On remarque aussi le troisième opus des
Kills "Midnight boom", teinté
de glam rock et d’audacieux apports de
hip hop, qui devrait booster leur notoriété.
Ceux qui veulent encore surfer sur la vague
soul Motown et qui ont craqué pour Amy
Winehouse doivent découvrir le disque
"19", d’Adèle, une toute
jeune anglaise prometteuse. Plus authentique,
et beaucoup moins en vue, la bombe soul du moment
est sans nul doute Sharon Jones, avec ses Dap
Kings. Cette petite boulotte black, au look
Aretha Franklin dans sa période Atlantic,
nous vient d’Augusta, Georgie, ville de
naissance de James Brown. Sacré pédigrée
! Son disque "100 days 100 nights"
sera la bande son de l’été.
Les amateurs de musiques plus colorées
auront leur album brésilien pour la plage
(c’est cliché, mais il en faut
toujours un) ...
[+] 22/03/08
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"K Dorian",
la connexion jazz Collioure - USA !
La
Nouvelle Orléans rencontre Collioure,
La Louisiane fréquente le Pays Catalan…
Voici la chanteuse Kay Dorian, chassée
par l’ouragan Katrina et accueillie en
Roussillon. Vous avez dit mondialisation ?
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l
existe encore des niches à rencontres,
loin des circuits habituels, qui mettent en
valeur les ambiances subtiles du jazz. Comment
éviter ce mini concert à l’ermitage
de Consolation, à
Collioure, par un superbe et lumineux dimanche
d‘hiver 2008 ? La Clau y a rencontré
la chanteuse américaine Kaye Dorian,
chef de fil du jazz vocal New-Orleans, avec
un look à la Janis Joplin. Pour la voir
chanter encore, un arrêt s’impose
dans les bars et restaurants de fronts de mer,
d’Argelès à Port-Vendres,
à l’approche des beaux jours :
elle y chante et vend ses disques. Chou bi dou
ba !
La Clau : Tu parles un français
impeccable ! Bientôt le catalan ?
Kaye (K) Dorian : "Pourquoi
pas ! Je passe par mal de temps ici, depuis
bientôt 4 ans. La langue française
me vient d’abord des origines françaises
de La Nouvelle Orléans. Je l’ai
apprise à l’école, et elle
redevient très à la mode dans
les milieux artistiques".
Comment pourrais-tu définir ta
musique ?
"Je suis très attachée au
style Big Band jazz de chez moi, très
cuivré et rythmé, proche des racines
noires ...
[+] 08/03/08
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La rumba catalane,
une world music authentique
La
rumba, évidente de Perpignan à
Barcelone, est en fait une musique intercontinentale,
en mutation depuis deux siècles ! La
Catalogne gitane n’est pas la seule à
renouveler ce genre musical dont l’origine
rappelle celle du blues des pauvres.
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epuis
le début de la colonisation européenne
aux Amériques, la rumba, qui tire son
nom d’un mot africain qui signifie "danser
autour de son nombril", est liée
aux flux migratoires. Plurielle, elle s’émancipe
en Afrique de l’Ouest, avec la Rumba Zaïroise
au Congo Kinshasa, aux Amériques, à
partir de Cuba, et en Europe, avec la rumba
catalane. C’est en 1800, à Cuba,
au carrefour des cultures transatlantiques,
qu’elle prend son ampleur : les travailleurs
afro-cubains, anciennement esclaves, deviennent
maîtres de la variante "Colombia",
la plus ancienne, qui aborde le quotidien agricole.
A ses côtés se trouvent la rumba
Yambú, plus sensuelle, avec soliste et
chœurs, et sa sœur plus populaire,
le Guaguancó. Les textes abordent la
vie quotidienne et populaire, et la danse, à
signification érotique, est attestée
en Europe méridionale dès le XVIIIe
siècle ! La rumba, sous le nom de guaracha
cubaine, traverse l’Atlantique, gagne
le Portugal et l’Espagne, où les
gitans de Séville
en font la rumba flamenca. Elle gagne ...
[+] 23/02/08
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Renaud Papillon
au laboratoire musical de Perpignan
Un
nom comme un rêve d’enfant, une
notoriété grandissante, et une
réponse au doute sur la capacité
de notre époque à produire du
neuf… Renaud Papillon raconte son prochain
album.
n
clôture d’une résidence de
15 jours à la Casa Musicale à
Perpignan, le groupe de Renaud Papillon Paravel,
composé de Nika Leelflang , à
la guitare et au chant, Gaëlle Costil au
violoncelle et au piano, Patrick Felices à
la basse et DJ Raph Dumas aux platines, nous
reçoit en pleine séance de travail.
La
Clau : Renaud, tu es un régional, un
voisin…
Renaud Papillon : "Oui,
c’est sûr, je vis à Sigean,
cette commune plus connue pour sa réserve
africaine peuplée d’animaux africains…
Mon groupe est hybride, composé de 3
« gavatx » et de 2 Catalans, Patrick
Felices et DJ Raph, et nous travaillons ici,
depuis deux semaines, sur mon nouvel album,
que nous défendrons sur scène
et présenterons aux médias".
Ton prochain album, "Renaud Papillon
Paravel au sommet de son arbre", évoque
l’enfance, la paternité, la nature,
le vent
...
[+] 09/02/08
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Rock 2007
: une année musicale à retenir
!
Les
années 00 ne seront pas celles de la
mort du rock, mais la valse des étiquettes
musicales devient une attitude permanente et
inégale. Ne jetons pas 2007 à
la poubelle !
e
son provient de tous les coins de la planète
et l’uniformité musicale éclate
en cette fin de décennie, de la soul
déjantée d’Amy Winehouse,
clin d’œil aux années 1960,
à Mika, qui fait découvrir la
décennie suivante aux jeunes génératioLes
années 00 ne seront pas celles de la
mort du rock, mais la valse des étiquettes
musicales devient une attitude permanente et
inégale. Ne jetons pas 2007 à
la poubelle !ns, en passant par
Dizzie Rascal qui offre à l’Angleterre
son premier tube planétaire rap. Référence
au passé ou emprunt moderne, les étiquettes
et références existent toujours,
mais elles se mélangent, tout en étant
revisitées sans cesse et différemment.
En 2007, les Français semblent maîtres
des dance floors : Justice, avec un premier
album, et Daft Punk, ont dominé la house
music. Côté rock, Luke, Cocoon
ou Daphné ont confirmé. Les frasques
londoniennes de Pete Doherty ont alimenté
les journaux people mais un bel album est pourtant
arrivé avec son groupe, les Babyshambles.
Pour les amateurs de guitare et de métal,
en 2007, les Foo Fighters et leur nouveau disque
sont incontournables, comme les deux révélations
Biffy Clyro et Fall Out Boy. Mais c’est
la grosse déception ...
[+] 26/01/08
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De Django
aux Artic Monkeys, la clope en musique
Que
s’est-il passé ? Entre 1950 aux
années 2000, la musique festive a abandonné
le tabac ! Si le terreau d’inspiration
devient 100% clean, que vont raconter les chansons
de demain ?
e
jazz a beaucoup promotionné la cigarette.
Django Reinhardt, fumeur de plusieurs paquets
par jour en est mort en 1953… Bon nombre
de standards des années 50/60 aux, du
genre « Cigarette and bourbon »
ou « Smokin’ bar », ont loué
le tabac dans une atmosphère de cave
enfumée, dans la pénombre, au
son du Be Bop et des nuages de fumée
des P 4, brûle-gorges sans filtre fournis
par l’Armée française à
ses gentils soldats. La cigarette est même
symbole de liberté et d’affirmation
de soi chez les femmes, pour lesquelles elle
représente une provocation et un désir
d’égalité avec l’homme
à l’instar de Juliette Gréco
ou Rita Hayworth. Puis le rock 70’s continue
de faire la part belle au tabac, comme aux stupéfiants…
A l’époque où le cow-boy
Marlboro semble dominer la planète et
les pubs des journaux, Deep Purple et son célèbre
« Smoke on the Water », David Bowie
et son "Rock and roll suicide", ou
Eric Clapton, racontent leur dépendance
...
[+] 12/01/08
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